Les Seychelles – Gare à tes cocos-fesses 4

Elle avait noué un paréo au-dessus de sa poitrine et le clair de lune ne masquait rien des lignes parfaites de son corps. Les vaguelettes en mourant sur le sable susurraient à leurs oreilles comme des mots doux. En vérité, Wilko n’avait pas très envie de marcher. Sur ce grand panneau portant l’inscription en créole “Atensyon kouran tre danzere“, il aurait volontiers plongé nu dans la mer en compagnie de cette naïade. Il restait une alternative.
-Et si nous allions dans mon bungalow, proposa-t-il ?
Cinq minutes plus tard, ils buvaient un verre de rhum en contemplant la mer. Peu après, elle défaisait son paréo pour se retrouver en bikini, puis elle ôtait le haut, dévoilant deux seins pointus… Mais jetons un voile pudique sur la vie seksuel (c’est encore du créole) de notre héros au grand cœur toujours prêt à accomplir son devoir, pour le retrouver au matin pas très frais et se déplaçant à la vitesse d’un kourpa ainsi qu’on appelle un escargot aux Seychelles. Quelle nuit mes aïeux ! Quelle nuit ! Nicole s’était éclipsée à l’aube. Sur la table, elle avait déposé le journal du matin. Un gros titre barrait la une : « Accident tragique à la Vallée de Mai. Une coco de mer en tombant, tue sur le coup un homme d’une soixantaine d’années. » Wilko n’était pas dupe. Il était temps pour lui de présenter ses hommages à une certaine botaniste bulgare.

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Photographe : Franck Ferville
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Écrit par
Sandrine Mercier
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