Un Japon insolite à découvrir


Côté mer du Japon a seulement deux heures de Tokyo, on découvre les richesses uniques des préfectures de Niigata et Fukui. L’île de Sado verdoyante est fascinante d’authenticité, quand Fukui offre une parenthèse zen, rien ne manque pour ce combo hors des sentiers battus.

L’île de Sado, un joli cadeau 

Le toki est de retour

Débarcadère de Ryotsu, un toki prend son envol


Après une heure de traversée depuis Niigata, nous arrivons au port de Ryotsu. Le débarcadère nous accucille avec sa mascotte dessinée sur les murs : un ibis japonais ou comme on dit ici, un toki. Après avoir disparu en 2003, à cause de la chasse et de l’abus d’engrais et de pesticides par les riziculteurs, il a été réintroduit grâce à un programme et aujourd’hui près de 500 volatiles survolent l’ile pour la plus grande fierté des habitants. À noter que c’est l’un des seuls endroits 

L’âge d’or de Sado

Mine d’or d’Aikawa-Tsurushi. À l’intérieur de la galerie d’Ogiriyama-mabu 


En 1989, la dernière mine d’or de Sado ferme. La première avait ouvert en 1601 inaugurant une longue période de prospérité sur une ile qui jusque-là était une terre d’asile pour les intellectuels et les artistes bannis par le gouvernement. À Aikawa, le centre d’information Kirarium Sado retrace la saga de cette période durant laquelle 78 tonnes d’or – et 2 300 tonnes d’argent – ont été produites. Il est dominé par une montagne littéralement coupée en deux à cause des travaux d’extraction menés à ciel ouvert. Équipés de bottes en caoutchouc, d’un casque et d’une lampe frontale, on explore en se courbant une mine froide et humide percée dans le flanc d’une colline boisée.

 Le vieux village tout en bois de Shukunegi

Shoko Takayasu © SHOKO Photography 2023


Au bord de la côte, à la pointe sud-ouest de l’ile, Shukunegi est un ancien village qui rassemblait marchands, armateurs, marins et artisans. Entre ses maisons serrées comme des sardines en boite se faufile une mince rivière. Toutes sont en bois, certaines ayant même récupéré des planches de bateau pour leurs murs extérieurs. La plupart ont au moins 200 ans. Mais quelle est cette drôle d’embarcation toute ronde qu’on aperçoit avec à son bord un rameur et deux touristes ? Il s’agit d’un tarai-bune, un bateau de pêche traditionnel réputé très maniable, qui servait à récolter algues et ormeaux.


Promenade en tarai-buine à Shukunegi 

Une parenthèse zen à Fukui

 Fukui capitale des dinosaures


Sur une place à la sortie de la gare de Fukui, on voit un tricératops perché sur un rocher. Une hallucination sans doute. Plus loin, un dinosaure ressemblant à un diplodocus. Et encore un peu plus loin on tombe nez à nez avec un suchomimus tenerensis qui ouvre grand sa gueule … Bien sûr ces dinosaures sont des automates. Ils se retrouvent ici pour témoigner que Fukui est leur capitale car 80 % des fossiles du Japon ont été découverts dans la région. Il ne faut pas rater le Musée préfectoral des dinosaures de Fukui, situé dans la ville de Katsuyama, Il renferme 50 squelettes complets, dont 10 composés de véritables fossiles.

Fukuiraptor à l’extérieur de la gare de Fukui

Au nom du zazen

Eiheiji, temple dont le nom évoque la paix éternelle, a trouvé refuge au pied des montagnes, loin du tumulte du monde. L’emplacement a été choisi par Dogen Zenji (1200-1253), le créateur de l’école zen Soto, qui recherchait un lieu propice au zazen (méditation assise), une pratique à laquelle aujourd’hui, ici même, se consacre quotidiennement environ une centaine de moines bouddhistes. Les visiteurs désireux de s’y essayer sont les bienvenus.

Temple Eiheiji. Séance de méditation assise (zazen)

Dans le zendo (bâtiment réservé à la méditation), un moine instructeur dispense les rudiments. Un autre nous éclaire sur le contenu de ses journées : « On se lêve à 4h puis on enchaîne prières, repas, corvée de nettoyage et zazen. À 22h, on se couche sur un tatami, le même sur lequel on mange et on médite. » Précisons que les tatamis mesurent moins de 2㎡ et qu’ils sont placés côte à côte dans le sodo (bâtiment des moines). De quoi mettre à rude épreuve les vocations.

L’art du papier et des couteaux

À Echizen, ville artisanal par excellence, on peut admirer la beauté du papier washi et la finesse de certaines lames de couteau. Ici on produit depuis près de 1500 ans, le washi. Ce papier traditionnel fabriqué à partir de fibres végétales possède une texture incomparable. Il est à la fois léger, et plus solide que les papiers occidentaux.

Au Village du papier washi d’Echizen, On peut admirer les secrets de sa fabrication à partir de l’écorce du mûrier à papier (kôzo). Sur ce site, il est aussi possible de fabriquer soi-même son papier.

Fabrication de papier washi, Musée du papier et de l’artisanat d’Udatsu 

Un peu plus loin, il faut absolument se rendre Takefu Knife Village pour assister au spectacle de la fabrication de magnifiques couteaux. Depuis une passerelle on visite des ateliers pour découvrir le travail impressionnant de la lame. Résultat une lame si fine qu’elle n’a rien à envier aux Katanas, les sabres des samouraïs. 

Village des couteaux de Takefu. 

Pratique

Pour bien organiser son voyage :

En arrivant à Tokyo, il est facile de circuler dans la région de Hokuriku avec le train à grande vitesse. En environ 2h vous pouvez rejoindre Niigata et environ 2h50 pour Fukui sur la mer du Japon sur la mer du Japon à bord du Shinkansen (sièges spacieux, calme, rapidité) tout en profitant du paysage de toute beauté.

Pour aller sur l’île de Sado 

En train. Tokyo – Niigata avec le Joetsu Shinkansen (2h).

En bateau. Niigata – Ryotsu. En hydroptère (1h05) ou ferry (2h30).

Dormir

Hotel Azuma, Aikawa. Du haut de la falaise, l’hôtel entouré d’une tendre pelouse domine la mer. C’est l’assurance d’en prendre plein la vue, en particulier à l’heure du coucher de soleil. Des sentiers descendent jusqu’au rivage. Certains soirs, possibilité de découvrir la danse traditionnelle sado okesa et même de s’y essayer.

Pour aller à Fukui

En train. Tokyo – Fukui avec le Hokuriku Shinkansen (2h50).

Dormir

Hakujukan. À deux pas du temple Eiheiji et au bord d’une rivière, cette auberge traditionnelle japonaise à la décoration raffinée vous plonge dans une atmosphère zen et vous permet de participer à certaines activités du temple.

Cet article a été rédigé dans le cadre d’un partenariat commercial avec Tokyo Convention & Visitors Bureau.

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