AR Magazine vous présente dans chaque numéro des recommandations musicales, cinéma et des livres !
Baba Zula : XX
Déjà vingt ans que les truculents membres de Baba Zula réinventent le psychédélisme turc. De leur improbable collision d’instruments naît un fascinant dub oriental, que, sur scène, ces chamanes à moustaches étirent à l’infini. Une première rondelle tente de capturer un peu de leur folie, partagée avec l’Argentine La Yegros ou les Japonais de l’Oki Dub Ainu Band. Sur la seconde, les versions instrumentales surpassent les originaux en excentricité. Mais qu’ont-ils mis dans le narguilé ?
Naïssam Jalal – Almot Wala Almazala
La mort plutôt que l’humiliation. Pareil titre hérité du printemps syrien de 2011, laissait craindre un disque douloureux, mais dès les premières secondes, une flûte alanguie dissipe le malaise : c’est du jazz que la jeune musicienne d’origine syrienne a enregistré. Un jazz instrumental pétri d’influences orientales, un jazz épique et épicé, qui fait souffler le vent de l’histoire à travers hommes et instruments, mais, finalement, du jazz… Et du bon !
Tinariwen – Elwan
Dès le premier riff de guitare, les millions d’admirateurs des rockers du désert se retrouvent en terre connue. En terrain conquis depuis trop longtemps maugréeront certains… Mais, là où le visiteur pressé ne voit qu’immobilité, la musique de Tinariwen ne cesse d’évoluer. Sans cesser de marier l’urgence des rimes et l’éloquence des guitares, la formation se renouvelle et c’est un jeune bassiste, Eyadou Ag Leche, qui signe la dernière piste de l’album, Nànnuflày. Tel est le secret de jouvence d’un groupe qui ne vieillit pas.
