Le Nil sans peur et sans reproche – Egypte

“Ce n’est pas le moment de mettre les pieds en Égypte”, entendons-nous. Songez pourtant à la douceur de descendre le Nil à bord d’une dahabiya, poussé par le souffle tiède du vent. Au privilège d’une escale sur l’île Éléphantine, à Kôm Ombo, Edfou, Karnak ou Louxor… Pourquoi maintenant ? demandent les inquiets. Pourquoi pas ? répondent les audacieux.

J’avoue : vingt ans à rouler ma bosse tout autour de la planète et toujours pas un seul voyage sur le Nil au compteur. Le seul obélisque que je connaisse se dresse sur la place de la Concorde à deux pas de la Seine où les palmiers ressemblent étrangement à des platanes et les ibis rouges à des pigeons grisâtres. Et si j’y allais maintenant en dépit de la situation explosive léguée par une révolution, une élection favorable aux Frères musulmans et un coup d’État militaire, excusez du peu. Et si j’y allais maintenant en dépit des mises en garde du Ministère des Affaires Étrangères et des amis : «  Tu pars en Égypte et pourquoi pas en Syrie ? ». La perspective de voguer sur le Nil entre Assouan et Louxor à bord d’une dahabiya, bateau traditionnel en bois naviguant à la voile, me décide. À moi, les sites millénaires loin de la foule qui continue de penser qu’il ne fait pas bon se balader en touriste dans les parages. (…)

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Photographe : Anouk Garcia
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Écrit par
Sandrine Mercier
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