En équilibre sur l’équateur, l’archipel des Maldives somnole au ras des eaux, engourdi sous le grand soleil de l’Océan Indien. C’est sous la surface que la vie explose et se déchaîne en tourbillons de poissons et de récifs coralliens surpeuplés. La croisière plongée demeure de loin la meilleure formule pour se mettre au jus.
La main sur la barre à roue, les yeux perdus sur la ligne d’horizon, le capitaine Hussein trace sa route sur une mer oléagineuse. Au loin, des franges de cocotiers mous de la noix trahissent la présence d’une île « Le plus difficile dans la navigation aux Maldives, c’est quand la mer est calme. On ne voit pas les récifs. La semaine dernière encore, un bateau de plongée s’est échoué vers Malé atoll. » Son navire, l’Haryana, un grand dhoni de 20 m de long équipé pour la croisière, n’est doté d’un GPS que depuis deux ans, mais il ne sert pas bien souvent.
Originaire de l’atoll de Lhaviyani, au nord de Malé, Hussein a découvert la mer sur le bateau de pêche de son père. Il y apprend à lire les îles, à déjouer les récifs et à comprendre les courants. Plus tard, il embarque comme matelot sur un bateau de croisière, pendant quatre ans. Il y a vingt ans, il prend pour la première fois les commandes d’un navire. Depuis, il sillonne inlassablement l’archipel. Vingt ans à scruter une mer trop bleue pour être honnête. Vingt ans à interpréter le clapot ou les moutons pour deviner la course des courants.
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