Pour découvrir une ville en Nouvelle-Écosse, certains audacieux partent se pochetronner dans le premier estaminet venu. Sans doute en escomptant faire des rencontres riches et instructives autour d’une pinte de bière et de renvois d’arachides. À 10 h du matin, une nature sobre teintée d’un certain jansénisme m’a plutôt fait opter pour le confort spartiate, mais raisonnable d’un « bus city tour ». Un petit panneau collé au-dessus du pare-brise indique que le chauffeur est « safe, reliable and courteous ». Une bonne nouvelle !
Alors que les essuie-glace se débattent en vain pour venir à bout d’une pluie obstinée, le brave homme explique que chaque année à l’automne, la Nouvelle-Écosse doit subir les derniers soubresauts des queues de cyclones tropicaux venus du sud pour un ultime et grandiose essorage. Après quelques autres considérations d’ordre météorologique et économique – tout de même 25 % de chômage depuis en gros l’effondrement de la pêche ! — arrive enfin le moment fort du tour de la ville : la visite du cimetière.
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