En pôle position – Isabelle Autissier

 

Isabelle Autissier a couru bien des mers du globe mais celles qu’elle préfère sont froides et battues par les vents. Avec Erik Orsenna, l’académicien au pied marin, elle a mis le cap sur le Nord pour arpenter la route maritime qui permet de relier l’Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de Sibérie. Est né un livre, « Passer par le Nord », qui nous rappelle que notre avenir se joue tout là-haut.

 

 

Qu’est-ce qui vous attire dans les mers glaciales ?

C’est une longue histoire. J’ai découvert ces mers-là en 1990 quand j’ai commencé les courses en solitaire qui passaient forcément par le Grand Sud. J’aime bien ces coins magnifiques et très sauvages. Et puis la navigation y est coriace, c’est plutôt sympa pour un marin. Je veux bien naviguer aux Antilles, mais ça roupille quand même. Alors que, dans les glaces ou les Cinquantièmes hurlants, l’attention est à son comble. On se sent vraiment vivre à chaque moment.

 

Vous avez navigué dans l’océan Antarctique à bord de votre voilier Ada, mais avez-vous fait un tour dans le Grand Nord avec votre bateau ?

Ça commence. Il y a trois ans, je l’ai déjà ramené de Patagonie à La Rochelle pour faire des travaux. Aujourd’hui, il est basé en Écosse et l’idée est effectivement de faire du Nord. J’ai fait en premier un petit tour aux Féroé. Cet été ce sera le Groenland côté est avec des alpinistes.

 

Aujourd’hui peut-on faire la traversée du passage du Nord-Est en voilier ?

On peut le faire. Vagabond a été le premier voilier français à ouvrir la voie, mais c’est assez compliqué avec les autorités russes. (…)

 

Lire la suite dans AR 26.

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Écrit par
Michel Fonovich
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