CONGO BOY 2 © 2026 - MAKONGO FILMS - UNITÉ - KIRIPIFILMS - KARTA FILM - CANAL+

Congo Boy, une autre vision de l’Afrique

Congo Boy de Rafiki Fariala a été présenté à Cannes et il a triomphé au dernier Festival du Film Francophone d’Angoulême fin août. Ce récit autobiographique suit Robert,  réfugié congolais à Bangui qui rêve de faire carrière dans la musique malgré les obstacles. Il sort en salle le 25 novembre 2026. On a eu la chance de rencontrer le réalisateur à la sortie de la projection. 

Le film « Congo Boy » réalisé par Rafiki Fariala est une oeuvre qui nous parle du voyage. Mais pas de la version loisirs et carte postales que nous connaissons en France. Rafiki ne parle pas non plus du voyage migratoire idéalisé par beaucoup d’Africains qui souhaitent réussir en Europe. « Congo boy » est l’histoire vraie de son réalisateur qui migre de la République démocratique du Congo avec toute sa famille pour le pays voisin, la Centrafrique. C’est un récit qui traite de la difficulté de se retrouver réfugié politique dans un pays africain. Sujet très peu mis à l’écran alors que ces histoires se multiplient avec tous les conflits présents sur ce continent. 

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Robert joué par Bradley Fiomona, alter ego de Rafiki, est un jeune passionné de musique qui a dû fuir la guerre civile avec sa famille. Mais à Bangui, ses parents sont jetés en prison et il doit s’occuper de ses 4 frères et sœur tout en préparant son bac. Un jour, il apprend qu’un concours musical est organisé. Gagner devient son seul espoir. Le film a remporté le Valois de la meilleure musique au FFA. 

Un film époustouflant

Congo Boy revient donc sur la période étudiante de Rafiki. Il enchaîne les petits boulots tout en suivant les cours au lycée. Son père ne cesse de lui rappeler que sans diplômes, il n’arrivera à rien. « Mon fils, si ton papa a construit une case, toi tu dois bâtir une maison », tel est le refrain du père infirmier qui souhaite plus que tout voir son fils devenir médecin. Mais c’est compliqué de suivre des études avec sérieux quand on ne dort pas à cause du manque de confort et de sommeil dû aux journées à vendre de l’eau ou encore des bijoux dans la rue.

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Ironie du sort, les inscriptions pour les épreuves diplômantes sont encore plus chères pour les réfugiés politiques. Et à Bangui, capitale de la Centrafrique, les contrôles militaires sont incessants envers ceux qui ne sont pas en règle. Rafiki doit faire très attention aux milices qui rôdent dans la ville. Les jours se suivent et se ressemblent mais Rafiki a une passion et un talent pour la chanson. Ça va lui permettre de croire en des lendemains plus joyeux… 

2 destins extraordinaires

Pour connaître la suite de ce film jubilatoire, il faut aller en salle et savourer ce petit bijou. Il n’a de cesse de se faire remarquer dans tous les Festivals où l’équipe est invitée. Et quelle entrée en matière avec le Prix du meilleur acteur dans la section Un Certain regard au dernier Festival de Cannes pour Bradley Fiomona. Là encore un joli destin pour ce jeune congolais qui a eu la bonne idée de prendre ce flyer que lui tendait une jeune femme dans la rue de Bangui pour un casting. Car la vie de Bradley ressemble un peu à celle de Rafiki. Il adore chanter tout en suivant des études avec sérieux, il fait partie d’une famille nombreuse… Son père refuse qu’il soit un artiste mais il ose aller jusqu’au bout de ses rêves.

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Ses 2 hommes se sont bien trouvés et maintenant ils vivent un conte de fée. Mais comme le dit Rafiki, rien n’a changé pour lui, il est toujours un réfugié politique, son film n’est pas encore diffusé en Centrafrique, il vit simplement avec sa famille et les difficultés pour réaliser des films reste une réalité. Heureusement qu’il a croisé le chemin du réalisateur français Boris Lojkine qui fait beaucoup pour développer le cinéma à Bangui en proposant des formations sur le 7ème art qui reste une porte d’évasion. Rafiki est ainsi passé de rappeur à réalisateur. « Congo boy » relate sa période musicale, mais devant le succès de son premier film de fiction, il pense déjà à mettre en image la suite, la période cinéphile avec encore à l’écran son acteur fétiche, Bradley qui lui aussi rêve maintenant d’un avenir en haut de l’affiche.

Olivier Caillaud accompagné de Bradley Fiomona et Rafiki Fariala au FFA

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Écrit par
Olivier Caillaud
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