Poitiers
Office de tourisme de Poitiers

Top 5 : Poitiers

Et si l’on s’arrêtait à Poitiers ? Après tout, d’autres l’ont fait bien avant nous. La « ville aux cent clochers » regorge de trésors à découvrir en se promenant à pied. 

Histoire belge : Commissariat

© Albert Zadar

Un petit garçon nu pisse en toute décontraction dans le hall du commissariat. Aucun agent ne juge bon d’intervenir. La scène a de quoi surprendre. À y regarder de plus près, l’impudent pisseur ressemble comme deux gouttes d’eau au Manneken Pis de Bruxelles. Il s’agit en fait d’une copie (l’une des six autorisées à travers le monde) offerte en 1950 par la police de Bruxelles aux policiers de Poitiers pour les remercier de leur accueil quand le 28 mai 1940, le gouvernement belge se réfugia à Poitiers et y resta pendant 26 jours. La capitale de la Belgique en plein Poitou, c’était fou !

Repas divin : Les Archives

© Philippe Bertin

Dans la « ville aux cent clochers » fallait-il construire une énième église en 1852 ? Probablement pas. Faute d’ouailles, la chapelle du Gesù ferme dès 1870. En 1950, les archives départementales y font leur nid. Quand elles le quittent en 2009, il est un temps question de démolition, mais le miracle a lieu : l’église néogothique ressuscite sous la forme d’un restaurant chic. Dans la nef, huit grandes colonnes obliques soutiennent une structure de béton blanc. L’effet est spectaculaire et met en appétit. Ça tombe bien, la carte incite à commettre le péché de gourmandise.

En cas de pluie : François Frères

© Raphaï Bernus

Tout comme, on n’emmène pas des saucisses quand on va à Francfort, on n’emmène pas un parapluie quand on va à Poitiers. On l’achète sur place au 137 Grand Rue dans la fabrique François Frères où depuis cinq générations dans un minuscule atelier, on fabrique artisanalement des pépins indestructibles.

Priez pour nous : Église Sainte-Radegonde

Au VIe siècle, Radegonde, reine des Francs, pour échapper aux sévices de son mari s’enfuit à Poitiers où en plus d’accomplir quelques miracles, elle fonde un des premiers monastères pour femmes. Elle fait construire également l’église Sainte-Marie-hors-les-murs qui prend son nom après qu’elle y est enterrée. Reconstruite au XIe siècle, l’église abrite dans sa crypte, l’humble sarcophage de la reine devenue sainte. Parmi la multitude d’ex-voto, un retient particulièrement l’attention : « Merci pour le mieux obtenu. Demandons entière guérison. » Il y a parfois des clients exigeants. Mieux vaut disposer d’un bon SAV. Visiter aussi Notre-Dame-la-Grande et la cathédrale Saint-Pierre.

Grand’Goule : Musée Sainte-Croix

© Musée Sainte-Croix

Un problème ? Appelez Super Radegonde. Un dragon ailé et équipé d’une dentition de T-Rex sort des eaux du Clain pour dévorer les religieuses de l’abbaye de Sainte-Croix ? Super Radegonde gère. Une croix, quelques gouttes d’eau bénite, et le monstre nommé la Grand’Goule trépasse. Une statue en bois de l’ignoble bête (XVIIe siècle) est conservée au musée Sainte-Croix.

Pratique

Dormir. Hôtel Mercure Poitiers Centre. La chapelle du Gesù réaménagée abrite en plus du restaurant Les Archives, un hôtel pour le moins insolite et charmant. Tél. 05 49 50 50 60

Manger. Chez Cul de Paille. Antre aux murs recouverts de signatures d’artistes morts pour la plupart. Menu à 23 avec farandole d’entrées, plat et farandole de desserts. Il n’y a que le cul de paille qu’y maille. Tél. : 05 49 41 07 35

Plus d’infos. www.visitpoitiers.fr

Cet article est à retrouver dans le AR65, disponible en kiosque et sur notre boutique.

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Écrit par
Albert Zadar
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