Chez les Na, le sexe sans entraves

Chez cette ethnie chinoise vivant sur les contreforts de l’Himalaya, les relations sexuelles se font le plus souvent au cours de « visites furtives » nocturnes. Toute possessivité est bannie, la jalousie est très mal perçue, et les hommes n’ont aucun droit sur leur progéniture. En somme, une société sans pères ni maris.

Dans la plupart des sociétés humaines, la famille est organisée autour d’un couple homme-femme, et la domination masculine est la règle, autrement dit le chef de famille dirige femme et enfants. Chez les Na (30 000 individus aux dernières nouvelles), rien de tel. Tout le monde vit dans des maisonnées regroupant des personnes qui appartiennent à deux ou trois générations ayant le même ancêtre féminin (on appelle cela une société « matrilinéaire »), et ce sont toujours les femmes qui ont le dernier mot.

Ce contexte n’est déjà pas banal, mais les relations sexuelles le sont encore moins. En effet, elles n’ont pas lieu dans le cadre d’un couple formé et stable. Au contraire, chez les Na, le sexe est majoritairement pratiqué dans un cadre nommé « nana sésé », ce qui signifie « visite furtive ». Les hommes se rendent à la nuit tombée dans la chambre d’une femme, parfois en prenant rendez-vous, parfois à l’improviste. Mais toujours, heureusement, avec le consentement de l’intéressée. Et c’est plutôt égalitaire, car si un homme peut visiter plusieurs femmes dans la nuit, une femme peut également recevoir la visite de plusieurs hommes.

Mais au fond, à voir le nombre d’adeptes de « visites furtives » autour de nous, on se dit que même en occident, il y a pas mal de gens qui à leur façon, se comportent un peu comme des Na.

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Écrit par
Antonio Fischetti
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