Descentes en eaux vives, virées spéléos, vols en parapente, crapahut dans le fond de canyons sauvages, le Santander, au nord-est de la Colombie, est sans conteste la grande province des sports extrêmes. Sur le Rio Fonce – prononcer Foncé, por favor- les pagaies s’enfoncent dans l’eau couleur café au lait avec une furieuse envie d’en découdre.
Les galériens du boudin gonflable s’élancent avec entrain dans une furie d’écume et de remous. Tandis que sur les berges, des zébus alanguis aux oreilles flapies hochent leur lourde tête comme à l’approche d’un désastre. Malgré ses airs farouches, la rivière n’a jamais fait une seule victime. 15 ans de pratique intensive de raft avec 200 000 personnes qui l’ont déjà descendue. On ne peut pas forcément en dire autant de ses deux collègues. La Chicamocha aux rapides classés 4 et l’impétueux Suarez dont certains tronçons sont classés 5.
