Bed Boat : un bateau pour faire dodo

Permettre aux gens de louer un bateau pour dormir à quai. Il fallait avoir l’idée. Félix Nacach l’a eue en 2021. En 2023, sa start-up Bed Boat a remporté le prix des Trophées de l’Innovation Touristique. Entretien avec un jeune entrepreneur qui ne s’endort pas sur ses lauriers.

Bed Boat Félix Nacach

Comment est né BedBoat ?

Ça part d’un constat. Les ports sont pleins et vides à la fois. Ils sont pleins de bateaux mais vides de monde. Avec plus d’un million de bateaux en France, les ports sont des dortoirs géants. Ils sont là sous nos yeux, et plutôt que de les utiliser, on préfère construire dans des zones déjà très urbanisées.

C’est quoi le concept ?

Héberger des touristes à bord d’un bateau à quai. La durée est variable : une semaine, un week-end ou juste une nuit. C’est un peu comme un Airbnb, mais sur des yachts, voiliers, catamarans, péniches… Pour les propriétaires c’est un vrai plus. Ils ont besoin d’amortir les charges de leur bateau qu’ils n’utilisent en moyenne que dix jours dans l’année. Sans oublier que ça leur coûte une fortune en entretien !

Où peut-on louer un bateau ?

Pour l’instant, il y a une soixantaine de bateaux à louer un peu partout en France métropolitaine et dans les DOM TOM.  

Quel bateau est le plus original ?

Un bateau militaire qui se transforme en hôtel flottant. Du côté de la Martinique. 

Prévois-tu un développement à l’étranger ?

Oui. D’abord dans les grands ports méditerranéens. Priorité à l’Espagne et à Italie pour tenir compte de la demande.

Avec BedBoat, peut-on prendre le large ?

Oui c’est possible ! Mais c’est une option qui n’est pas tout le temps disponible ; seuls certains bateaux la proposent. 

Est-ce que ça coûte cher ?

On a un peu de tout ! On propose des bateaux en plein centre de Cannes pour trois personnes à seulement 75 € la nuit. Et aussi des bateaux avec étages et jacuzzi à 1 500 € la nuit.

En quoi cette initiative relève du tourisme responsable ?

BedBoat a trouvé une nouvelle utilité aux bateaux. Grâce à la plateforme, on accroit l’offre d’hébergements touristiques sans avoir besoin construire de nouveaux bâtiments et tout en préservant le marché de la location destiné aux habitants. Tout le monde est gagnant.

Cet article est à retrouver dans le AR65, disponible en kiosque et sur notre boutique.

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Écrit par
Eloïse Pickel
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