6 activités à faire en toutes saisons à Quiberon et Carnac

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Entre la presqu’île de Quiberon et Carnac, une escapade tonique au contact de l’océan, d’une côte sauvage, d’un ciel prêt à nous tomber sur la tête, de mégalithes par milliers… Mais aussi une fugue gourmande pleine d’huîtres, de crêpes, de cidre, de niniches … Ici, il y a tout pour vivre pleinement en toutes saisons.

Un tour des menhirs en tuk-tuk

« À Carnac, on m’appelle M. Tuk-tuk, car depuis 7 ans, j’emmène des voyageurs à bord de mon engin pour découvrir les sites mégalithiques. » Olivier Gourmet raconte en plus ce que les anciens lui ont transmis.

Découverte des menhirs avec le Carnac tuk tour © Maïté Baldi

Carnac compte 3000 menhirs vieux de 6000 ans répartis sur trois champs : Le Ménec, Kermario et Kerlescan. De quoi rentre dingo Obélix, le tailleur de pierre le plus célèbre d’Armorique et de Gaule ?

« La méthode d’Obélix est farfelue, on a pu reconstituer la méthode des hommes du néolithique qui ont posé ces menhirs dans un certain ordre pendant plus de 1000 ans. Après avoir extrait les pierres du sol, ils les fendaient en insérant dans les failles des coins de bois mouillés. Les menhirs ainsi obtenus étaient ensuite déplacés sur des chariots de bois et dressés grâce à un système de cordages. » Voilà pour le comment ?

Menhirs de Carnac dans un champs
Menhirs de Carnac © Maïté Baldi

Quant au pourquoi, les hypothèses ne manquent pas. D’après les légendes, ces pierres alignées seraient des soldats romains pétrifiés par Saint Cornély ou les habitations des korrigans. Plus sérieusement, le paléontologue Yves Coppens penche pour un lieu de culte tandis que l’archéologue Serge Cassen y voit plutôt une barrière dissuasive face à de potentiels envahisseurs. Une chose est sûre, les mégalithes de Carnac et des rives du Morbihan attendent une reconnaissance pour être classés à l’Unesco mi 2025.

Les Alignements de Carnac, Carnac. Ils sont accessibles en visite libre d’octobre à mars.  D’avril à septembre, il faut se joindre à une visite payante de la Maison des mégalithes, pour accéder à l’intérieur des sites. 

Pratiquer le Longe-côte à Carnac

Neuf heures du mat. Ils sont venus, ils sont tous là. Engoncés dans leur combi, ils attendent Yoan, le prof de longe-côte. « J’accueille entre 50 et 70 personnes sur trois créneaux tous les jours de l’année sauf le 1er janvier. La marche aquatique a bien pris depuis le Covid. » On voit ça.

Cours de longe-côte à Carnac avec l'association Sports et Nature
Cours de longe-côte © Maïté Baldi

Debout sur son paddle, il donne les consignes à ses adeptes qui avancent à la queue leu leu avec de l’eau jusqu’à la taille. « Allez, on marche vite en faisant de grands pas et on se donne à fond avec les bras ! » L’encouragement est destiné aux touristes qui viennent pour la première fois et avancent à tâtons dans la mer frisquette.

Les habitués quant à eux s’ébrouent avec joie. Jean-Jacques, 65 ans avoue qu’il est devenu accro : « Je viens deux fois par semaine. Qu’il fasse beau ou mauvais temps, je marche dans l’eau. C’est un sport complet, cardio, souplesse et esprit d’équipe ! » Qui a dit que le longe-côte était un sport pour vieillard cacochyme ? 

L’association Sports et Nature organise des sessions de longe-côte à Carnac tlj. entre 9h et 12h.

Déguster des huîtres pôpulaires

Chantier Tibidy, anse du Pô

Qu’on se le dise, les Italiens n’ont pas le monopole du Pô. À Carnac, on est fier de l’anse du Pô. Les bernaches et les tadornes de Belon aiment y poser leurs petites pattes. Les ostréiculteurs aiment y cultiver des huîtres.

Huîtres de Carnac © Maïté Baldi

Parmi la trentaine ayant le pot d’œuvrer dans cet écrin naturel, il y a Maxime Jenot, grand gaillard aux bouclettes blondes et à la salopette jaune qui préside aux destinées du chantier Tibidy.

« Je suis la troisième génération. Mon grand-père après s’être formé dans la rade de Brest est revenu en 1937 pour élever des huîtres dans la baie de Quiberon. Mon père a enchaîné. J’ai commencé par faire de la compta et du commerce, mais gratter du papier au chaud, non merci. Je préfère vivre avec la nature. Des fois elle est généreuse, des fois non ! Les vrais Bretons réclament des huîtres plates, ils considèrent les creuses comme des coquillages ! »

Quelle que soit l’espèce, ce cow-boy des parcs ouvre les huîtres plus vite que son ombre. « Mon record est de 1380 dans une soirée. » Qui dit mieux ?

Tibidy, Anse du Pô, Carnac

Boire un bon cidre local 

La boisson à l’image vieillotte redevient tendance grâce à de jeunes producteurs indépendants qui font pétiller le secteur à l’image de Yves Maho. Après 20 ans d’expatriation, il a repris la ferme familiale à Locoal-Mendon en 2019 pour produire un cidre de caractère.

En 2023, la région Bretagne a décerné une médaille d’or à son cidre extra brut.

Cidre du Pays d’Auray © Maïté Baldi

Félicitations. Avec 80 000 bouteilles par an, ils sont de tout petits producteurs mais ils utilisent la pomme Guillevic, la pomme star du Morbihan, qui donne des cidres parfumés avec une pointe d’acidité.

Ils ont aussi un verger expérimental, planté de 28 variétés anciennes de Bretagne pour voir comment les arbres se comportent, s’ils sont productifs et sensibles aux maladies. C’est le défi des années à venir : identifier de nouvelles variétés et tester des assemblages avec la Guillevic.

Cidrerie du Pays d’Auray, Kervihern, Locoal-Mendon. Vente directe tlj. sauf dimanche. 

Découvrir le ria d’Étel

Bras de mer et non rivière, la ria d’Étel s’infiltre sur une vingtaine de kilomètres dans les coins et recoins des basses terres. Elle vaque à ses affaires, va et vient à l’abri derrière la redoutable barre d’Étel, un banc de sable se déplaçant au gré des courants, des marées et du vent.

À son approche, même les marins les plus coriaces ne font pas les malins. Il faut dire que par gros temps, les bateaux courent le risque de boire la tasse à cet endroit. Il suffit de remonter la ria pour trouver le calme.

Ria d'Étel
Ria d’Étel à Quiberon © Maïté Baldi

À Saint-Cado, un pont en pierre conduit jusqu’à la charmante île de Saint-Cado où une poignée de maisons a poussé autour d’une chapelle du XIIe siècle. Mais la plus remarquable ne se trouve pas ici. Minuscule et parée de volets bleu ciel, elle prend la pause sur l’îlot de Nichtarguér à une encablure à peine. Plus qu’une maison, c’est un rêve. 

Redécouvrir la niniche, le bonbon de Quiberon

Maison Armorine

La niniche est à Quiberon ce que les calissons sont à Aix-en-Provence, une confiserie qui incarne une région, une ville. Cette sucette de forme cylindrique aux parfums de caramel ou de fruits a été créée par Raymond et Yvonne Audebert après-guerre. Dans la France qui redécouvrait les plaisirs de la vie, on la dégustait encore tiède, à peine démoulée, au bord de la plage.

Fabrication de niniche à la maison Armorine © Maïté Baldi

Depuis cette époque, elle n’a jamais cessé d’attirer les gourmands de tout âge. Dans la rue des Confiseurs, ceux qui viennent se fournir à la Maison Armorine peuvent en profiter pour connaître davantage l’objet de leur convoitise en visionnant un film ou en observant le processus de fabrication, depuis la cuisson dans le chaudron de cuivre jusqu’au conditionnement.

Aujourd’hui, trois millions de niniches sont produites chaque année dans une cinquantaine de parfums. Mais pourquoi niniche au fait ? Ce serait le p’tit nom que Raymond donnait à Yvonne. 

Maison Armorine, Quiberon. Visite et dégustation gratuite.

PRATIQUE

Y aller : 

En voiture : Depuis PARIS : Autoroute PARIS/RENNES A11 et E50,  depuis RENNES : RN24 – RN 166 – RN165 sortie Quiberon , Depuis NANTES : RN 165 sortie Quiberon. 

En train : Gare TGV Auray, une navette ferroviaire le « Tire bouchon » assure une liaison entre la gare SNCF et la presqu’île de Quiberon en été

Dormir à Quiberon et Carnac :

Hôtel-Restaurant Tumulus, Carnac. Au pied du tumulus Saint-Michel, l’hôtel appartient toujours aux descendants de Zacharie Le Rouzic qui a sauvé et restauré les mégalithes de la région. La grande salle de restaurant des années 30 donne sur un jardin et la piscine chauffée avec au loin la baie de Quiberon. Ambiance familiale et hors du temps. 29 ch. à partir de 120 € avec pdj.

Hôtel de la Mer, Quiberon. En face du port et à 5 minutes à pied du centre-ville. L’hôtel est une escale pratique avant ou au retour d’une escapade à Belle-Île-en-Mer, Houat ou Hoëdic. Le restaurant Le Turbotin propose d’excellents produits de la mer. 27 ch. à partir de 108 € avec pdj.

Manger 

Bolée bleue, Carnac. Ouvert depuis un an dans la rue principale de Carnac. Une équipe jeune, aux pulls marins et sourires chaleureux, s’active 7j/7 pour offrir des crêpes au blé noir, kraz ou soupig. À vous de choisir. Sans réservation. Tél. : 02 97 52 50 30

Canailles, Saint-Pierre-Quiberon.Vous êtes ici dans le temple de la coolitude et du bon. On se dit tu, on dresse soit même sa table et on commande des formules à partager. Ceviche de lieu noir, aubergines rôties, huîtres de la baie…, tout est local et fait maison. Une belle sélection de vins, de bières artisanales et de cidres du coin. Ambiance guinguette avec le jardin et le terrain de pétanque. Ouvert du jeudi au lundi. Comptez minimum 20 €.

Madame Mouette, Saint-Cado. Pile en face de la maison mythique aux volets bleus coincée sur son île, et au pied du pont qui mène à l’île de Saint-Cado ! Un emplacement de rêve pour une carte savoureuse de poissons, retour de la pêche du matin. Idéal pour un cocktail sur la terrasse face à la ria d’Étel.

La Goustanaise, Auray. Une terrasse face au port. Un choix de galettes et de crêpes à faire tourner la tête. Des bières locales et du cidre fermier. L’instant est vraiment gourmand. Ouvert tlj. sauf dimanche soir. Tél. : 02 97 50 82 09

Bar Breton, Brec’h. Depuis 1908, quatre générations de femmes ont officié derrière le comptoir. Aujourd’hui, c’est l’arrière-petite-fille, Magalie Le Floch, qui est aux manettes pour créer du lien social et faire vivre la culture bretonne : apéro-concert, soirées jeux, projection de documentaires… Sinon on vient pour un café, une bière ou une galette ou pour taper la discute. Un bar comme on aimerait en avoir un à côté de chez soi. Tél. : 02 97 57 71 20

Visiter Quiberon et Carnac

Conserverie la belle-iloise, Quiberon. Dans le berceau de l’entreprise, on découvre que tout le travail est encore fait à la main : coupage de tête, éviscération, séchage, friture et mise en boite. Au 1er étage, un écomusée raconte l’histoire de la conserverie de sardines. Visite groupée du mardi au vendredi à 11h et 15h. Vente de conserves au tarif usine dans la boutique.

Vente également sur le site de l’usine historique à Port-Maria. 

Écomusée du Pays d’Auray, Brec’h. Déambuler dans le village constitué de chaumières du XVIe permet de plonger dans le quotidien des paysans bretons entre 1850 et 1950. Un lieu pour garder la mémoire d’un monde, mais aussi un lieu vivant rythmé par le pressage des pommes, les travaux de vannerie, la cuisson du pain, la fabrication du miel ou des expos sur la biodiversité ! 

Le Parcours Marin du Sofitel, Quiberon. En cas de gros temps (ça arrive), on peut profiter (à condition d’avoir réservé un soin d’une valeur minimum de 50 €), de l’Espace Détente du Sofitel, 100 % eau de mer, avec piscine intérieure, jacuzzi extérieur qui donne sur la côte déchiquetée, sauna et hammam. 

Plus d’infos sur Quiberon et Carnac

www.baiedequiberon.bzh

www.ot-carnac.fr

Ce reportage est à retrouver dans son intégralité dans le AR N°69, disponible en kiosque et sur notre boutique.

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Écrit par
Sandrine Mercier
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