5 activités éco-responsables au Costa Rica

La Pura Vida au Costa Rica ce n’est pas seulement se dorer la pilule au soleil et faire du surf. C’est profondément lié à l’amitié, et à la protection de l’une des biodiversités les plus riches au monde ! Le pays a d’ailleurs fait de l’écotourisme un pilier de son développement. Découvrez 5 expériences pour voyager autrement, dans le respect de l’environnement et des communautés locales.

1. Observer les cétacés au parc Marino Ballena

À 4h de route de la capitale San José, la côte pacifique abrite le parc national Marino Ballena qui offre de magnifiques plages et une faune marine riche. Pour une excursion en bateau, il faut se mouiller les mollets. La zone étant protégée il n’y a aucun ponton pour grimper dans le bateau depuis la plage.

Plage du parc national Marino Bella, Uvita, Costa Rica © Océane Wodzynski

De juillet à octobre, c’est la période idéale pour observer les baleines à bosse qui investissent les lieux pour se reproduire. On peut aussi remarquer des dauphins accompagnés par des fous, ces oiseaux qui viennent leur piquer leur nourriture en un plongeon bien maîtrisé. Depuis le bateau on peut aussi voir des pélicans et des frégates qui, elles, survolent l’eau sans jamais plonger.

Et pour ceux qui préfèrent rester à terre, en marée basse, il est bon de marcher 1 kilomètre vers l’horizon pour rejoindre l’île Ballena. Le petit morceau de terre est accessible à pied via le tombolo de Punta Uvita — une crête rocheuse ensablée qui dessine la silhouette d’une queue de baleine.

2. Replanter des coraux

Le parc Marino Ballena abrite également des récifs coralliens entre les îlots surnommés « Les trois sœurs ». Pour restaurer le corail mal en point, la plage Tortuga accueille une réserve dédiée à la restauration des coraux et à la sensibilisation environnementale. Des espèces locales de coraux sont cultivées grâce à leur processus de reproduction sexuelle. Et oui, aussi étrange que celui puisse paraître, les coraux se reproduisent de manière sexuée comme tout animal. Ils sont ensuite transplantés dans plusieurs sites de restauration au large des côtes. Des ateliers sont organisés pour les enfants, pendant qu’ils mettent la main à la pâte.

Pablo Piedra s’occupe des coraux © Océane Wodzynski

La réserve est née en 2019 grâce à Pablo Piedra. Ce biologiste a vu l’état des coraux se dégrader et de nombreuses espèces disparaître pendant les 20 dernières années. Ce qui l’a décidé à s’engager en créant cette réserve. Essentiels à l’équilibre marin, les récifs coralliens produisent davantage d’oxygène que les forêts, et près de 25 % de la faune océanique dépend d’un récif en bonne santé pour survivre.

3. S’émerveiller de la diversité animale à Coto Brus

Au cœur de la station biologique de Las Cruces à San Vito, le jardin botanique Wilson permet d’observer une partie de la biodiversité du Costa Rica. Parmi les nombreuses espèces animales on peut croiser, avec ou sans visite guidée, le toucan de Swanson, l’écureuil à queue rouge, la pénélope de Cauca ou encore le colibri. Le jardin compte plus de 400 espèces d’oiseaux et plus de 1 000 espèces de plantes, dont le palmier marcheur. Certainement mon préféré, qui d’après la légende, se déplacerait réellement.

Au départ de San Vito, il est possible d’observer une autre légende : le mythique quetzal dans son habitat naturel. La région regorge d’oiseaux rares, c’est aussi l’occasion d’observer l’Araponga tricaronculé. Cet oiseau bien particulier se reconnait par ses 3 longues moustaches noires et le bruit très métallique qu’il émet.

4. Faire du tourisme communautaire dans la Péninsule d’Osa

Plutôt que de passer quelques nuits dans la ville balnéaire de Drake qui est très touristique, on vous recommande de s’enfoncer dans les terres pour vivre au plus près des villageois. À Rancho Quemado, les habitants se sont organisés pour que l’on participe à leurs activités. C’est ainsi que l’on peut rencontrer des chercheurs d’or, des producteurs de lait, de cacao ou encore de sucre de canne, et découvrir leurs savoirs faires ancestraux. Ils ont aussi aménagé des chambres simples pour accueillir les touristes.

Depuis 1989, Caminos de Osa l’association locale à but non lucratif a été créée avec le soutien du gouvernement pour accompagner le développement de la communauté. Des formations ont été mises en place pour encourager l’entrepreneuriat et la protection de l’environnement, ce qui a permis au Rancho Quemado de s’engager dans un tourisme communautaire durable où les habitants respectent la nature et valorisent leur savoir-faire local.

5. S’enfoncer dans le parc national de Corcovado

Le parc national du Corcovado abrite une multitude d’espèces différentes. Les coatis, ces petits mammifères proches des ratons laveurs, sont rapides comme le vent, tandis que les tapirs et les crocodiles préfèrent rester discrets. Les singes hurleurs s’adonnent à leur activité favorite : hurler… tandis que les capucins se balancent de branche en branche en famille. Dans cette forêt tropicale, le plus fabuleux des spectacles reste deux Agalychnis spurrelli en amplexus. Comprenez, deux grenouilles en plein coït. Mais la ​reproduction de la grenouille​ n’a rien à voir avec celle des mammifères. Le mâle (bien plus frêle que la femelle) est accroché à son dos, seulement pour féconder les œufs qui se transformeront plus tard en têtard.

Grenouille en amplexus, Corcovado, Costa Rica © Océane Wodzynski

En sortant du parc, la plage de San Josecito est une escale idéale : des capucins sauvages d’amusent au-dessus de nos têtes et semblent même prendre la pause pour une photo…jusqu’à ce que l’un d’entre eux montre les dents ! Rester à distance des animaux sauvages et respecter l’environnement. C’est aussi ça la Pura Vida !

Maman capucin porte sur son dos un petit et s’occupe de son plus grand © Océane Wodzynski

Pratique

A/R Paris-San José, vol direct avec air France ou escale au Panama avec Copa Airlines

Circuit

Observation des Quetzal. Coto Brus. Loin des circuits touristiques classiques, une excursion unique permet d’observer le mythique quetzal dans son habitat naturel, au cœur de la jungle costaricienne. Au départ de San Vito, cette aventure débute par un trajet de plus de 40 kilomètres en 4×4 qui finit par s’enfoncer dans la jungle. Organisée par l’agence Surtrips, la visite inclut l’accompagnement d’un guide naturaliste bilingue et certifié — obligatoire pour accéder à cette partie préservée de la forêt —, ainsi que le transport, le déjeuner, des collations, l’assurance et les frais d’entrée.

Café chaussette pour la pause repas pendant l’excursion en forêt pour voir le Quetzal © Océane Wodzynski

Tarif : 175 $ par personne (3 à 4 personnes avec transport 4×4), 110 $ par personne (4 personnes avec transport 4×4).

Dormir

Jardin Wilson, San vito. Le jardin propose une cantine et des hébergements pour pouvoir profiter le plus longtemps possible du séjour. Attention en sortant de votre chambre vous pouvez tomber nez à nez avec un agouti ponctué. Inoffensif mais peureux il faut donc dégainer vite l’appareil photo avant qu’il ne s’échappe !

Tarif en haute saison : 100 $ single, 70 $ en chambre double (petit-déjeuner, déjeuner et dîner inclus). Tarif randonnée guidée : 38 $ par personne pour 2 heures.

Rancho Quemado. Grâce à l’association Caminos de Osa, le village du Rancho Quemado est devenu le lieu pour faire du tourisme communautaire dans la péninsule. Activités, hébergements chez l’habitant et repas traditionnels.

Aguila de Osa, Drake. Pour une escale à Drake cet hôtel en pleine forêt tropicale est idéal. Grandes chambres avec salle de bain et terrasse. Un restaurant avec 3 plats à la carte change tous les jours. Pour manger bon et local, Y a pas mieux.

En savoir plus : https://fr.visitcostarica.com

Retrouvez un reportage en plein coeur de Rancho Quemado dans AR N°72 disponible en ligne et dans les kiosques.

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Écrit par
Océane Wodzynski
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