10 bonnes raisons d’aller à Bangkok

 

Bienvenue à Bangkok, la Cité des Anges. On peut envier ces créatures célestes, car à la différence des simples mortels, elles ne suent pas dans la moiteur ambiante, ne jurent pas dans les embouteillages, ne toussent pas dans un nuage de pollution. Revers de la médaille, les anges ne connaissent pas le plaisir ineffable de la cuisine de rue, la joie simple d’une balade à travers un temple, le frisson d’un trajet en long-tail boat dans le labyrinthe des khlongs, la satisfaction de boire un cocktail au sommet d’un rooftop bar … Bienvenue à Bangkok et si à la différence des anges vous ne disposez pas d’ailes dans le dos, le mieux pour y arriver est de prendre un avion. Le comparateur de vols MOMONDO vous aide à faire le bon choix.

 

1/ AU FIL DE L’EAU BANGKOK EN BATEAU

Une bonne façon d’échapper aux embouteillages sans lesquels Bangkok ne serait pas Bangkok consiste à monter à bord de l’une de ces grosses embarcations qui vont et viennent d’une rive à l’autre de la Chao Phraya et desservent les principaux points touristiques. Pour une découverte plus intime de la ville, le long tail-boat s’impose. Son nom, il le doit à la très longue tige qui relie le moteur à l’hélice. Effilé, le bateau se faufile avec aisance dans le labyrinthe des khlongs, petits canaux bordés par des maisons sur pilotis loin des gratte-ciel. Chao Phraya Express Boat

 

2/ SPIRITUALITÉ ET DÉTENTE WAT PHO

Le plus vieux temple de la cité (XVIIIe siècle) abrite un superbe autant qu’immense bouddha couché recouvert d’une feuille d’or. Étendu sur le côté, la tête reposant dans une main, il arbore un sourire béat. Nul doute, le nirvana n’est plus très loin. Quel plaisir de se balader à travers l’entrelacs de cours peuplées de stupas et de sculptures. On peut compléter la visite du Wat Pho en questionnant un diseur de bonne aventure ou en confiant son corps à un masseur.

 

3/ UNE VILLE À VOS PIEDS SPEAKEASY ROOFTOP BAR

Niché au 25e étage du luxueux hôtel Muse, le Speakeasy est un aller simple pour effleurer les gratte-ciel de Bangkok. Son nom est emprunté aux bars clandestins américains de la Prohibition où pour commander, il fallait baisser la voix. Sur le rooftop, pas question de chuchoter, ni de se faire discret. L’opulence est le maître mot. Pelouse synthétique, cocktails à profusion, et surtout, une vue à faire pâlir Paris. Bangkok, future ville lumière ?

 

4/ ARCHITECTURE & ANTIQUITÉS LA MAISON DE JIM THOMSON

Il s’appelait Jim, Jim Thomson. Ancien agent secret de l’OSS comme Hubert Bonisseur de la Bath, il fit fortune à Bangkok dans les années 50 en relançant l’industrie de la soie à la tête de la Thaï Silk Company. Sur le bord d’un khlong, dans l’écrin d’un jardin luxuriant, il installa à ses moments perdus de splendides maisons traditionnelles en teck qu’il avait récupérées dans les campagnes et y déposa sa fabuleuse collection d’objets d’art. La Maison de Jim Thomson : une vraie caverne d’Ali Baba à ne pas manquer.

 

5/ DO YOU SPEAK SWEDISH ? ROCKET COFFEEBAR

Un cygne dessiné dans une mousse vaporeuse de café, du saumon frais, de la roquette, des œufs cocotte, du muesli et du tofu. Non, ce n’est pas une adresse bobo écolo bio de Stockholm, mais un coin trendy de Bangkok (tout de même tenu par un trio de Suédois) où les grandes tables boisées voient défiler flâneurs et travailleurs. Exit le pad thaï ou le green curry de bon matin, dans ce temple branché où l’on vénère le Dieu café. Pour faire le plein au petit-déjeuner, le bar propose une bouteille de « Rocket fuel », un café glacé à l’effet d’un moteur-fusée. Paré au décollage ?

 

6/ COMBAT DE BOXE MUAY THAI

Pour une poussée d’adrénaline, rien ne vaut d’assister à un match de boxe thaï ou comme on dit ici muay thai. Sur le ring, dans une ambiance frénétique, deux types s’en donnent à cœur joie pour se fracasser la gueule à coups de poings, de pieds, de genoux, de coudes. Les paris sont ouverts, à vous de jouer. À voir au Lumphini Boxing Stadium ou au Ratchadamnoen Stadium.

 

7/BANGKOK, UN RESTAURANT À CIEL OUVERT CUISINE DE RUE À Bangkok, pas une ruelle sans une échoppe ou un marchand ambulant qui proposent une cuisine simple et goûteuse. Pour une poignée de bahts, on mange à toute heure du jour et de la nuit. Afin de repérer « la bonne adresse », le plus simple est d’aller là où la foule se presse. Ici, cela reste un signe qui ne trompe pas quant à la qualité de la cuisine. Manger dans la rue offre quelques avantages : une vue directe sur la cuisine dont on peut juger la propreté, une place de choix pour assister aux préparations et choisir directement dans les marmites. Quartier du palais Royal. Juste à la sortie du débarcadère des bateaux-bus. Sur une grande place, une centaine d’échoppes proposent une multitude de petits plats à déguster sur place, dont de délicieux beignets de patates douces aux crevettes frites.

 

8/ ART CONTEMPORAIN TOOT YUNG GALLERY

Dans le quartier huppé d’Ekkamai, la galerie d’art contemporain Toot Yung est plus qu’une galerie puisqu’elle abrite sur ses trois étages outre une résidence d’artistes, un atelier, une boutique et un café/bar. Toot Yung signifie cul de moustique, un nom évoquant, selon sa directrice française, « quelque chose de petit avec un côté un peu mal poli en accord avec des expos qu’elle veut dérangeantes, crues, traitant de politique ou d’érotisme ».

 

9/ UN PEU DE CHINE CHINATOWN

À Chinatown on se marche sur les pieds, on joue des coudes, les sens s’affolent, on hume la friture des gargotes tenues par des mamies toutes fripées, on grignote un morceau sur une table de plastique posée sur le trottoir, on perd son chemin, on le retrouve, on achète du tissu, des bijoux, des gadgets, des vieilleries … à Chinatown, on chine aussi bien sûr.

Entre Yaowarat et Charoen Krung, 2 rues parallèles.

 

 10 /DORMIR AU CALME SUK 11

Entrez dans la pénombre de l’antre de Suk 11, grimpez par l’échelle en bois, traversez la rivière de fragments de miroirs, laissez-vous guider par les lanternes et méditez devant l’autel bouddhiste avant de rejoindre votre chambre. Loin de l’effervescence de Sukhumvit Road, seuls les ventilateurs tournent frénétiquement. Les murs sont tapissés de gri-gri, de mots et de dates laissés par les voyageurs de passage pour dire « je suis venu, j’ai vu et j’ai vécu ». Au prix de la nuit, ce serait dommage de ne pas revenir.

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Écrit par
Michel Fonovich
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