Yéti : un tête avec tête avec l'abominable homme des neiges - A/R Magazine voyageur 2019

Yéti : un tête avec tête avec l’abominable homme des neiges

1. Surtout ne jamais dire à un yéti qu’il a tout d’un gorille

 

Avancez plutôt que le gorille lui ressemble bien qu’il peine à égaler son modèle. Et quoi de plus vrai d’ailleurs ! Le yéti est supérieur au gorille dans l’horreur qu’ils inspirent, beaucoup de gens vous l’expliqueront. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle « L’abominable homme des neiges ». Sachez qu’il en souffre, car c’est en vérité, un être animé par des pensées douces et pures.

 

2. Lui froid ? Jamais

 

Quand l’hiver arrive, le yéti est bien content de pouvoir compter sur l’épaisse toison de poils qui recouvre l’intégralité de son corps à l’exception des pieds, des mains et du visage. Lui froid ? Jamais. Le mercure peut bien descendre sous les -30 °C, il continue de se rouler dans la neige en grognant de plaisir. C’est un joyeux luron. La peau d’un seul yéti suffit pour confectionner une descente de lit irrésistiblement moelleuse et soyeuse. Encore faut-il lui demander poliment de la céder si d’aventure on le rencontre au détour d’une crevasse ! Sur le plan des bonnes manières, le yéti est réputé intransigeant.

 

Yéti : un tête avec tête avec l'abominable homme des neiges

 

3. Des empreintes de géant et un penchant pour la fondue…

 

Ses pieds laissent dans la neige des empreintes qui impressionnent les alpinistes venus faire un tour sur son territoire. D’après leur taille, on peut déduire que le yéti mesure entre 2,20 m et 3 m. Assez mystérieusement, ces empreintes n’ont jamais permis de remonter jusqu’à sa tanière où le lundi soir, il aime inviter quelques amis autour d’une fondue. Malheur à celui qui perd son bout de pain au fond du caquelon. Il doit chanter à tue-tête « Libérée, délivrée » au sommet du Manaslu (8 163 m).

 

4. Darwin et le yéti

 

Attention, sujet qui fâche ! Le yéti a un petit kiki. D’après Darwin, il s’agit là d’une remarquable adaptation de l’espèce aux conditions extrêmes de froid. « Tu parles, Charles ! », réplique le yéti.

 

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Écrit par
Albert Zadar
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