La micro-aventure, la tendance voyage pour tous les aventuriers du dimanche - A/R Magazine voyageur 2018

La micro-aventure, la tendance pour les aventuriers du dimanche

Vivre des sensations incroyables sans poser deux mois de RTT

 

Toute cette histoire de micro-aventure est partie d’un triste constat. Non, nous ne serons jamais Mike Horn : on mange trop de raclette à Noël pour traverser la jungle amazonienne et puis, de toute façon, prendre trois mois de vacances, la dernière fois qu’on l’a fait, c’était au lycée. Pour autant, faut-il renoncer à l’aventure ? Non, répond Olivia. « On peut vivre des sensations incroyables sans aller au bout du monde ni poser deux mois de RTT », assure celle qui a dirigé l’expédition de Nicolas Vanier, 7000 km à travers la Sibérie entre Mongolie et océan glacial arctique.

 

La micro-aventure, une façon de vulgariser l’aventure

 

Revenue avec l’envie de « vulgariser l’aventure », elle a lancé l’année dernière Les voyages d’Olivia, une agence de voyages qui offre la possibilité à tout un chacun de se glisser, le temps d’un week-end, dans la peau d’un musher du Vercors, ou dans celle d’un aventurier en mode survie, paumé sur le plateau des Glières… En tout une vingtaine de micro-aventures (300 € en moyenne) pour citadins en mal de grand air et de sensations.

 

C’est à ces derniers qu’une poignée de nouveaux médias s’adressent. Parmi eux, Chilowé qui se définit comme une communauté taillée sur mesure « pour ceux qui sont à la recherche de la moindre occasion de changer d’air ». Ses fondateurs, Ferdinand Martinet et Thibaut Labey, deux trentenaires de la ville, éditent une lettre d’infos à l’humour décapant qui évalue quelques week-ends escapade… et depuis peu animent un groupe Facebook dont les membres se regroupent autour de micro-aventures qui vont de la rando vélo en bord de Loire jusqu’à l’expé paddle sur la Seine. Qui aime, s’inscrit.

 

Devenir le héros de la machine à café

 

Après la connexion via les réseaux sociaux, la connexion avec la nature, en somme. Et ça fait du bien, même si ce n’est que le temps d’un (trop) bref week-end. Mais, comme le confie Olivia, « celui ou celle qui part vivre la micro-aventure, quand il revient le lundi, c’est un peu le héros de la machine à café ». Imaginez-vous détailler par le menu, devant les collègues, avec quelle adresse vous avez construit un igloo pour y passer la nuit par -10 °C. C’est certain, pour eux, Mike Horn, c’est vous.

 

Plus d’infos sur : www.chilowe.com et www.lesvoyagesdolivia.com

 

[En savoir plus dans AR42]

Photographe : Jeremy Suyker
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Écrit par
Sandrine Mercier
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