Sur les routes de la Scandibérique en Charentes - A/R Magazine voyageur 2018

Sur les routes de la Scandibérique en Charentes

Au cœur des vignobles du Cognaçais, les balises rouges et bleues ne trompent pas. La Scandibérique passe bien par là. Inaugurée le 1er juin à Bobigny, la petite dernière des Eurovéloroutes rallie Trondheim en Norvège à Saint-Jacques-de-Compostelle en Espagne. À ceux qui voudraient la parcourir dans sa totalité, rappelons qu’elle mesure 5122 km. En France, elle se contente de 1790 km, toujours trop pour une sortie le temps d’un week-end même avec le soutien d’un moteur électrique. Le but étant de s’offrir une escapade épicurienne et culturelle, il faut bien choisir son étape.

 

Un tourbillon de panoramas et des jambes légères

 

La nôtre commence à Châteauneuf-sur-Charente près d’Angoulême où l’on prend possession de notre VAE loué sur le site de France Vélo. Il ne reste plus qu’à pédaler jusqu’à Libourne à 150 km au sud-ouest, à travers des paysages enchanteurs. Après une halte aux carrières de Touvérac et leurs étangs turquoise, nous empruntons la « véloroute des pèlerins » jusqu’à Orignolles au sud de la Charente-Maritime. Les 21 kilomètres sont avalés à la vitesse d’un Froome sous EPO avec la promesse de déguster un cognac à l’arrivée. Sur la route, quelques hôtels et gîtes sont labellisés « Accueil Vélo », à l’instar du gîte rural du Domaine Les Galards à Montlieu-la-Garde. Une des conditions de labellisation, être situé à moins de 5 kilomètres de la Scandibérique. Bilan de la journée : 70 kilomètres, un tourbillon de panoramas et des jambes légères.

 

Sur les routes de la Scandibérique en Charentes - A/R Magazine voyageur 2018

 

Scandibérique côté Gironde

 

Le lendemain, on bascule côté Gironde. Les rares côtes sont des caresses, les descentes des délices, les lignes droites des invitations à la détente. Bientôt, les vignes du Cognaçais laissent place aux pinèdes. Après un pique-nique à Guîtres, on remonte en selle, direction le vignoble de Saint-émilion-Pomerol-Fronsac sur la rive droite de la Dordogne. Comme cet océan de vignes donne soif, alors on pousse jusqu’aux Caves Natures à Saint-Émilion où Frédéric Mougenot propose des vins locaux en bio et biodynamie depuis un an. 10 kilomètres plus bas, la gare TGV de Libourne et le camion qui attend de récupérer les vélos. Avec 150 kilomètres au compteur, les yeux embués d’émotions, de rouge et de cognac, on entre d’un bond dans le train. C’est ça, l’effet week-end en vélo électrique.

 

Plus d’infos :

www.francevelo.bike

www.eurovelo3.fr

 

[En savoir plus dans AR43]

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Écrit par
Jérémie Vaudaux
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