Après la sortie de son dernier album Ginga, la chanteuse Flavia Coelho est en tournée européenne. On l’a vu s’éclater à l’Olympia, 10 ans après son premier concert dans cette salle. Installée à Paris depuis 2006 elle puise son inspiration dans une riche palette de genres musicaux.
La soirée commence avec en première partie Siân Pottok accompagnée d’un kamélé n’goni : une harpe-luth d’Afrique de l’Ouest utilisée dans la musique mandingue. Siân fait partie de celles qui peuvent faire chanter ‘‘c’est mon corps ’’ aux femmes et ‘‘c’est ton corps’’ aux hommes. Une artiste engagée qui trouve son inspiration dans ses origines congolaises, slovaques, indiennes et belges. Une performance qui prépare le terrain pour l’énergie débordante de Flavia Coelho.


© Océane Wodzynski
Flavia Coelho une allure punk, une âme brésilienne
Vêtue d’une tenue rose et verte éclatante, Flavia Coelho apparaît sur scène pleine de contraste : une allure punk, une attitude rock avec une guitare électrique à la main, mais une base musicale résolument ancrée dans le reggae et le baile funk.


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Sur scène Flavia ne se contente pas de chanter en portugais ou de gratter les cordes. Alors que son batteur prend le micro, elle donne le rythme à la batterie.





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Après être revenue au micro – et avoir chanté quelques morceaux – elle confie apprendre un nouvel instrument pour cette année 2025. Une de ses bonnes résolutions que personne ne tient, personne sauf elle, qui récupère en coulisse une trompette.

Un métissage musical
Tout au long du spectacle, à travers ses mots et sa musique, le public est embarqué dans un voyage musical.
D’abord avec le reggae, un genre né à la fin des années 1960 en Jamaïque. Le rythme est lent et syncopé, une basse est prédominante et les paroles sont souvent engagées socialement et politiquement.
Quant au baile funk ou funk carioca, c’est un genre musical originaire des favelas de Rio de Janeiro dans les années 1980. Caractérisé par des beats rapides et des paroles souvent crues, il reflète la réalité sociale des communautés marginalisées du Brésil.
Un mélange qui fait penser au genre musical afro-brésilien nommé axé : du samba-reggae, du reggae, de la pop rock et bien d’autres styles réunis pour symboliser la fête et l’énergie. Deux éléments qui caractérisent Flavia Coelho.



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Si son premier album, Bossa Muffin (2011), était une déclaration d’amour à ce métissage musical, combinant reggae, boléro, afrobeat, hip-hop et baile funk, son dernier et 5ème album, Ginga (2024), poursuit cette exploration avec de l’amapiano. Elle a chanté Nordestina, un exemple de house sud-africaine qui cartonne en ce moment.
Finalement, un concert de Flavia Coelho c’est une histoire : celle d’une jeune fille de Rio, bercée par les telenovelas de son enfance et influencée par les musiques pop de son adolescence, devenue une artiste accomplie, naviguant entre les genres musicaux.
En tournée jusqu’à début août Flavia Coelho fera escale à Londres en Suisse mais aussi à Grenoble. Et dans des festivals tels que le Festival Nuits Métis à Miramas ou le Sun Ska Festival à Vertheuil.
Retrouvez toutes les dates et réservations sur le site blueline productions.
