Fernando del Papa - Fernando do Cavaco - 28 Juin 2015 - Paris

Fernando DelPapa

Parce que São Paulo n’est le berceau d’aucun genre musical, on a l’impression que ses musiciens peuvent les embrasser tous…

On peut dire ça. São Paulo est une grande métropole. Elle s’ouvre plus que d’autres grandes villes, qui sont restées plus attachées à un genre donné. On a vraiment une scène ouverte à tous les genres de musique…

Les musiciens brésiliens les plus intéressants du moment semblent tous venir de São Paulo. Comment expliquez-vous la créativité de cette ville ?

Je fais partie de cette génération qui arrive. Nous connaissons la musique brésilienne traditionnelle. Nous avons mangé les racines, mais nous écoutons aussi d’autres choses. La rencontre de ces mondes – la tradition, le jazz, la pop… – nous permet de produire quelque chose d’abouti. Il y a toujours eu de la pop brésilienne, mais la nouvelle génération de São Paulo en propose une version plus complète, avec des éléments de samba, de hip hop, de musique du Nordeste…

Vous avez fondé deux groupes, pour jouer du forró, un style né dans le Nordeste, et de la samba, un genre de Rio. Ces musiques circulent-elles dans tout le Brésil ?

Oui, ces deux musiques-là circulent depuis des années, grâce à la radio et aux voyages. À São Paulo, j’ai plein d’amis qui sont nés dans le Nordeste ou dont les parents sont nordestinos. J’écoute donc du forró depuis que je suis tout petit. Pareil pour la samba… (…) Lire la suite dans A/R 34

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Écrit par
François Mauger
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