Attaque de Petits Suisses

 

Les voilà, ils ont franchi la frontière pour débarquer à Paris avec leur univers loufdingue créé autour de cartes postales détournées. L’entretien commence. Plonk s’inquiète à moins que ce ne soit Replonk : « Vous avez un traducteur simultané du vieux suisse ? »

 
 
Si vous n’aviez pas été Plonk et Replonk, vous auriez pu être facteurs ? 
 
Oui, sûrement, facteur de campagne, dans le Sahara, parce que la sacoche n’est pas trop lourde. 
 
 
Il n’y a pas de boulot certes mais c’est risqué par les temps qui courent. 
 
Facteur, c’est protégé. Aucun chameau n’attaquerait un facteur. Les chiens, par contre… 
 
 
Comment vous avez travaillé ici dans cet univers de la Poste française ?
 
La poste, c’est quand même un peu universel. La capitale, c’est en Suisse, à Berne. Ce n’est pas seulement français. Et de un. Ensuite, l’univers est sérieux mais très inventif. Les gens se sont toujours acharnés pour trouver des moyens toujours plus fous pour échanger des messages. Ça inspire. Si on regarde les ambulants, je crois qu’ils triaient au pastis en 1900.
 
 
Comment vous est venue l’idée de détourner la carte postale ?
 
Photoshop 1. Avant on faisait déjà des photomontages à l’école manuellement.  Les hivers sont longs et durs à la Chaux-de-fonds. Il y a six mois de neige et six mois d’impôts alors on a le temps de faire plein de bêtises. 
 
 
Vous travaillez  toujours à partir de vieilles photos ?
 
On s’attaque aux lieux communs, aux poncifs. On utilise le sépia car ça veut dire la vérité, ça passe pour être une  image historique. Après, on met une moustache à Staline sur le front et pas sous le nez et il commence à se passer quelque chose. (…)
 
 
 
 
Expositiion : Plonk et Replonk se plankent à L’Adresse – Musée de la Poste 
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Écrit par
Sandrine Mercier
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