4 bonnes raisons de faire escale à BREST

1. Embarquez à bord d’un coquillier dans la rade de Brest 

Larguons les amarres du Loch Monna et quittons le port du Tinduff à Plougastel-Daoulas. À la barre, capitaine Yann Roger, Tout en manœuvrant, il tape la discute : « Le Loch Monna est un coquillier de 1956. À l’époque, il draguait les coquilles Saint-Jacques. 300 coquilliers travaillaient dans la rade de Brest avant le déclin de l’activité. Je l’ai racheté en 2011 pour le remettre complètement à neuf et depuis j’emmène des passagers en virée dans la rade».

Loch Monna © Antoine Lorgnier

Yann nous sollicite pour hisser les voiles et nous confie la barre. Verra-t-on Randy, le grand dauphin solitaire qui arpente depuis des années les côtes du Finistère avec une prédilection pour le port de Brest ?

Loch Monna, Plugastel-Daoulas. Sorties dans la rade de Brest à bord d’un coquillier en compagnie du capitaine Yann. Instructif et vivifiant.


2. Entrez dans la PAM

Ce tiers lieu qui diffuse des ondes bienfaisantes à tous les étages est un incontournable. On vient dans l’ancienne Papèterie Armoricaine Morlaisienne pour manger et boire des coups dans une vaste salle un brin rétro où s’attablent les clients de toutes les enseignes qui cultivent l’esprit d’équipe : Les Maraîchers (plats végétariens du monde entier…), Lokal (fish & chips et poisson du jour), Les Chanceux (burgers) le Social Club (bar et micro-brasserie).

La PAM © Antoine Lorgnier

Au Four de Babel, Marjolaine fabrique du pain au levain. On vient aussi à la PAM pour travailler dans des espaces de co-working, trouver un bouquin dans une librairie solidaire, acheter un produit écoresponsable, visiter le musée de l’imprimerie et pourquoi pas participer à un atelier, danser, assister à des concerts … Félicitations à la PAM qui porte à son plus haut degré l’art de la reconversion d’un bâtiment industriel.

La PAM, une ancienne imprimerie reconvertie en un lieu-ressource expérimental où l’on vient découvrir, explorer et partager de nouvelles manières de vivre ensemble, de travailler, de consommer…


3. Mettez du sel dans l’aquarelle 

Elle est Minuit, une artiste qui trempe ses pinceaux dans l’eau de mer pour peindre des aquarelles. Des aquarelles rondes comme la lune, comme la vue à travers un hublot ou un microscope et bleutées comme l’océan, comme un ciel d’été ou d’orage. L’eau provient du monde entier.

L’aquarelle de Candie Quédec © Antoine Lorgnier

« Des personnes m’apportent l’eau de la plage de leur enfance, celle d’une baie où ils ont éparpillé les cendres d’un être cher, confie-t-elle. Et chaque eau possède des propriétés différentes. En fonction du degré de salinité ou de viscosité, le comportement de l’aquarelle varie. C’est à moi de m’adapter. Ensuite, l’eau de mer en séchant se cristallise et apporte la touche finale à l’œuvre. »  Qu’on se le dise, Candice Quédec, alias Minuit, n’est pas une aquarelliste d’eau douce et on peut voir sa galerie-atelier à la PAM. 


4. Les Ateliers des Capucins 

Trois gigantesques nefs longues de 150 m où les ouvriers après la guerre ont usiné notamment des pièces des porte-avions Clémenceau et Charles de Gaulle. Trois grandes nefs réhabilitées dans les règles de l’art à partir de 2012. L’objectif : créer dans un quartier atone un lieu public culturel, économique, touristique et de loisirs tout en respectant le patrimoine historique.

Les Ateliers des Capucins © Antoine Lorgnier

Quand les Ateliers ouvrent en 2016, Alain Lelièvre débarque comme directeur. « Il n’y avait rien à part les murs, se souvient-il. Les danseurs de hip-hop ont été les premiers à venir. Puis les autres ont suivi, toujours respectueux de cet espace si grand qu’il procure un sentiment de liberté. Ce qui prévaut, c’est l’esprit « cour de récréation ». Tout le monde est le bienvenu. C’est multigénérationnel. Un dimanche pluvieux, entre 3000 et 4000 personnes passent. Qui pour faire un foot, du roller, ou aller à la médiathèque, qui pour casser la croûte ou boire une bière artisanale, qui pour escalader, se faire une toile, visiter le musée 70.8 dédié à l’océan… » 

Les Ateliers des Capucins, La plus grande place couverte d’Europe pour les petits et les grands.

Pratique

Y aller : En TGV Inoui.Départs quotidiens. Trajet direct jusqu’à Brest en 3h50. Découvrez les offres sur sncf-connect.com et l’application SNCF CONNECT.

Dormir

Océania Le Conti, Brest.  Le Conti pour Le Continental, un hôtel construit en 1913 et détruit en 1941 par les bombardements alliés. Remis sur pied en 1948, il s’est récemment refait une beauté. Impossible de ne pas tomber sous son charme Art Déco. Conquis par le Conti.

Plus d’infos pour organiser votre voyage sur Brest métropole tourisme et sur tourisme bretagne.

Un reportage City Trip en bretagne est à retrouver dans AR N°72, disponible en kiosque et sur notre boutique.

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Écrit par
Michel Fonovich
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