Carnet sonore : notre sélection musicale de l'été

Carnet sonore : notre sélection musicale de l’été

Las Hermanas Caronni – Santa Plástica – Les grands fleuves

 

Elles sont deux sœurs jumelles, nées sous le signe du tango… Laura (la violoncelliste) et Gianna (la clarinettiste) ont quitté l’Argentine à la n des années 90 pour distiller dans l’Hexagone une musique ludique, follement gracieuse. Leur quatrième album tout en batifolant autour de mélodies de Bach, Ravel, Debussy, Bartók et Piazzolla, déplore nos excès. Dans l’album Santa Plástica, on retrouve Paris et la porte de Clignancourt (One way), le Pays basque (Partir), Saint-Jean de Luz, rattaché à une sonorité de Ravel (Santa Plástica), et Bègles où nous résidons toutes les deux. Gianna part bientôt sur les côtés bretonnes ! Sûrement de nouvelles influences à venir…

 

 

Madalitso Band – Wasalala – Bongo Joe

 

Au voyageur qui se demanderait si le Malawi vaut le détour, deux musiciens du cru apportent la plus gaie des réponses. Avec leur contrebasse faite maison (un « babatoni », sorte de banjo géant à une corde), leur guitare têtue, leurs voix haut perchées et leurs refrains énergiques, Yobu Maligwa et Yosefe Kalekeni assènent à l’auditeur une chaleureuse claque dans le dos et le pro- pulsent sur la première piste de danse venue. Huit titres irrésistibles, capables de remettre en route le plus blasé des bourlingueurs. Malawi? Oh oui!

 

 

The Gloaming – III – RealWorld

 

Meáchan Rudaí, le «poids des choses»… Quelle étrange introduction pour un album en apesanteur ! La troisième livraison du quintet irlando-américain débute en effet par la mise en musique d’un texte du poète Liam Ó Muirthile sur la gravité. Mais ici la plupart des titres semblent lui échapper : le violon danse sur la pointe des pieds, tout en retenue, presque à demie-note, puis s’élance et s’envole, sans se soucier du piano qui égrène un chapelet de notes poignantes. Un disque à écouter sur orbite…

 

 

Bassekou Kouyate – Miri – Outhere

 

Petit instrument, grands disques… Voilà plus de 10 ans que ce Malien place sous les projecteurs le ngoni, une courte caisse recouverte d’une peau de vache, flanquée d’un manche et de quelques cordes. Après l’avoir électrifié puis l’avoir imposé sur les scènes du monde entier, Bassekou est revenu chez lui, à Garana, au bord du fleuve Niger, enregistrer cette ode à la famille et à l’amitié. Puissants mais délicats, virtuoses mais sereins, Bassekou et ses complices (dont d’incom- parables chanteurs) hissent ici le ngoni à des hauteurs inespérées

 

 

En savoir plus dans AR47

Partager
Écrit par
François Mauger
Voir tous les articles