Se mettre en mouvement en pleine nature, voilà ce qu’on vous propose cet été en Isère. On a testé pour vous 5 idées à faire, en couple, en famille ou entre amis.
1 – Découvrir l’escalade à Chamrousse
Si la station de Chamrousse est connu pour le ski, en été, on peut pratiquer l’escalade dans des paysages spectaculaires. Pierre Rebreyend a été double champion de France de vitesse (2024, 2025) et détient le record de France, ce qui signifie qu’il est capable de gravir un mur de 15 m en à peine 5 secondes. Il a débuté ici. « Chamrousse n’est pas mondialement connue comme Buoux ou Céüse, mais on se défend bien. C’est la station des premières fois et de l’apprentissage. Mais, il y a aussi de l’escalade compliquée avec des grandes voies et une cotation jusqu’à 8B. Il y en a pour tout le monde. Il y en a pour tous les goûts. »


Pierre Rebreyend en pleine escalade / Chloé Halot de l’office de tourisme de Chamrousse © Nicolas Leblanc
Pour débuter, il y a les sites école de Bachat-Bouloud (Chamrousse 1700) et du plateau de l’Arselle (Chamrousse 1600).
2 – Silloner la ViaVercors
On l’aime cette voie douce de 55 km pour découvrir la montagne en toute sécurité. Elle relie les 6 communes du territoire entre prairies, forêts, villages avec en toile de fond les falaises. À parcourir à pied, à vélo, avec un âne, à cheval, en famille, avec poussette et fauteuil roulant (sur certains tronçons) ou en raquettes l’hiver. Tant qu’il n’y a pas de moteur, c’est le bonheur. Pour télécharger les itinéraires : viavercors.fr


La ViaVercors à pied ou à vélo © Nicolas Leblanc
3 – Parcourir les étangs de Mépieu
Près de l’étang Barral, un oiseau chante. Du moins le pense-t-on jusqu’à la correction apportée par Raphaël Quesada : « C’est une grenouille rieuse, mais on peut s’y méprendre. Le directeur de l’association Lo Parvi (l’épervier en patois) a l’ouïe très fine. On entend deux rossignols dans le bois, ils font ces notes, tu-tu-tu-tu. Il y a un troglodyte. Comme il est tout petit, il pousse très fort la chansonnette pour se faire remarquer. »
Pas étonnant que la région ait confié la gestion de la réserve naturelle régionale à l’association.

À charge pour elle d’inventorier le patrimoine naturel, de transmettre ses connaissances et de protéger l’espace pour le plus grand profit des amateurs de nature. Ainsi une boucle balisée sur le plateau de l’Isle-Crémieu circule entre étangs, bois, prairies, tourbières et pelouses sèches. Des stations d’observation sont là pour savoir dépister les espèces emblématiques qui y vivent : la tortue cistude, la rainette arboricole, les orchidées sauvages, sans oublier les nombreux oiseaux comme le héron pourpré ou le grèbe huppé.
Plus d’infos sur la réserve sur Lo Parvi
4 – Prendre de la hauteur à Grenoble
« Au bout de chaque rue, une montagne », écrivait Stendhal à propos de Grenoble, sa ville natale.
« Au sommet de la Bastille, des montagnes tout autour », a-t-on envie de dire.

Pour monter, il suffit de 5 minutes en « bulles ». Elles sont les emblèmes de la ville rappelle Patricia Gallois, directrice de la Régie du Téléphérique de Grenoble-Bastille: « Le concepteur voulait qu’elles évoquent des petites bulles de champagne. Il y en a 5 qui circulent en continu toute l’année. C’est l’un des sites les plus visités de l’Isère. Pour y accéder, 357 000 personnes ont pris le téléphérique en 2025. » Au sommet, la vue panoramique sur Grenoble et les Alpes jusqu’au mont Blanc est unique et spectaculaire. On peut poursuivre par la visite des fortifications ou marcher sur les nombreux sentiers.
5 – Grimper jusqu’au refuge de Rivobruenti en Matheysine
On l’appelle Éric, ou Éric du refuge, c’est le gars qui possède le refuge de Rivobruenti au-dessus de Lavaldens à 1200 m d’altitude, tout au fond d’une vallée qui tâtonne entre le Tabor et le Taillefer. Il faut marcher 45 minutes pour y accéder. De quoi se mettre en jambe tout en découvrant la Vallée de la Roizonne.


Éric Chattard, refuge de Rivobruenti © Nicolas Leblanc
À l’arrivée, Éric vous accueille. Sa passion c’est ses brebis mais il adore aussi le contact humain. « Je rencontre des personnes très différentes du monde entier : des pilotes de chasse, une danseuse du Crazy Horse… Il y a un dortoir, une bulle, une yourte et une cabane. En tout, une vingtaine de places. Je fais à manger : gratin dauphinois, saucisses de porc, gigots d’agneau… J’ai une longue-vue pour observer les animaux. Tous les clients adorent. Là-haut, c’est le paradis. »
Ouvert tous les week-ends en juin et septembre, et tous les jours en juillet et août.
Plus d’infos sur Alpes Isère
