Le shinrin yoku, ou l'art de prendre des bains de forêt - A/R Magazine voyageur 2018

Le shinrin yoku, ou l’art de prendre des bains de forêt

Toute cette histoire d’immersion sur les petits chemins bordés de grands arbres qu’on peut câliner ou regarder rêveusement au son du gazouillis des zozios pour se faire du bien prend racine au Japon. 1982, le shinrin yoku est reconnu comme médecine préventive et encouragé par l’Agence des forêts japonaises. 2004, le docteur Qing Li, membre fondateur de la société japonaise de sylvothérapie, entame une étude de huit ans sur un échantillon de 750 personnes pour mesurer les effets de la sylvothérapie. 2018, il publie Shinrin yoku, l’art et la science du bain de forêt, chez First. Et là, accrochez-vous aux branches, les résultats décoiffent.

 

Des bienfaits pour les adeptes du tree hugging

 

La liste des bienfaits attribués à la compagnie des arbres est aussi grande qu’un séquoia géant : meilleure tension, moins de dépression et d’anxiété, renforcement du système immunitaire, baisse de la glycémie, amélioration de la concentration, de la mémoire … Et cela sans même les toucher, alors que les adeptes du tree hugging (enlacer les arbres pour ressentir leur énergie) avancent que le contact physique est encore plus bénéfique ! Mais attention, tous les arbres n’ont pas les mêmes vertus. Pour Eric Brisbare, qui publie un Bain de Forêt chez Marabout, il faut les fréquenter en fonction de nos humeurs. Si vous êtes déprimé, allez vers les conifères, si vous avez besoin de calme, choisissez plutôt les hêtres ou les tilleuls. Qing Li, lui, préconise de « marcher lentement sans aucun but pendant deux heures. Écouter la forêt, écouter son corps ».

 

Perché le shinrin yoku ?

Pour certains, c’en est trop : un tronc restera un tronc, et une feuille une feuille. Ils devraient pourtant se laisser tenter : un bon câlin, même à un arbre, n’a jamais fait de mal à personne.

 

[En savoir plus dans AR43]

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Écrit par
Sandrine Mercier
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