Janelle Monáe

Veritable diva à la voix efficace et ensorceleuse, Janelle Monáe a grandi dans la misère et dans le Missouri. Drogue et prostitution frappent sa famille. Elle n’oubliera pas. En 2007, son premier album s’appelle Metropolis en référence au film (1927) de Fritz Lang qui dépeignait une cité où des ouvriers sont forcés de vivre et de travailler dans une cité souterraine. Comme eux, elle aspire à à s’élever, à se libérer. Un moyen : la musique qu’elle écoute en boucle depuis qu’elle est adolescente.  Soul, rock’n roll et post-funk ont façonné ses tympans. Elle quitte le Missouri et la misère pour aller d’abord à New York puis à Atlanta. Là, elle est repérée par le producteur Big Boi  au cours d’une soirée « open mic » où elle interprète le tube « Killing me softly». Avec Archandroid, elle séduit grâce à des morceaux aux couleurs de R n’B futuriste, d’électro-pop et de B.O de films d’espionnage survitaminées (dans Tightrope , la section cuivres ainsi que les rythmiques sont ultra efficaces). Moitié Grace Jones, moitié Lady Day, elle a un swing qui invite sans cesse à la danse et à l’insoumission. Sur la pochette (encore une référence à Métropolis), on la voit coiffée d’une ville dorée et foisonnante dont elle semble ressentir tous les sons, les styles et les émotions : la folie des grands boulevards, la tension des rues sombres et le calme des plus beaux  jardins.

Label : Bad Boys Records

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Écrit par
François Mauger
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