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Exposition : Le Canada à ciel ouvert 

L’exposition Le Canada à ciel est à voir tout l’été et tous les jours à la Maison des étudiants canadiens à paris et pendant le WAT festival à Montpellier du 22 au 28 septembre 2025.

Voilà plus de 20 ans que notre photo-reporter Christophe Migeon revient périodiquement au Canada. Carnet de notes en poche et Nikon autour du cou ; il éprouve toujours autant de plaisir. De la toundra du Nunavik aux forêts acadiennes, des Rocheuses aux rives du Saint-Laurent, des vertes aurores boréales du Yukon aux homards bleutés de Nouvelle-Ecosse, des lacs placides aux banquises hantées par l’ours blanc, le Canada ne le lâche plus.

Il se déploie sur toute la palette des paysages et toute l’amplitude du thermomètre, avec des étés à estourbir les moustiques, des automnes qui en voient de toutes les couleurs où les feuilles virent au rouge, doré, orangé et de vrais hivers de bonhomme, ceux qui font rougir les joues et mettent du blanc aux sapins. Inutile de faire le Canada « Great Again ». Il l’est déjà.

Peinture rétro

Chaque été, l’Abitibi-Témiscamingue vibre au rythme des pow-wows. Aux antipodes des shows pour touristes, ces grands meetings ont longtemps été l’occasion de prendre des nouvelles les uns des autres, d’échanger, de vendre ses peaux… Aujourd’hui, ils permettent de célébrer l’héritage culturel autochtone. Par exemple, ici, Jeffrey Papatie, un Anishinabeg (Algonquin) peaufine son régalia sur les rives du Lac Simon. Le régalia désigne les éléments de parure, tenues, coiffes, peintures corporelles, utilisées lors des cérémonies. En effet, il est propre à chaque individu.

Abitibi

Boeuf en gelée

Des montagnes rabotées jusqu’à l’os par des glaciers qui ont connu les mammouths et les rhinocéros laineux ont été repoussées jusqu’aux limites de l’horizon pour laisser place à leurs dignes héritiers : les boeufs musqués profitent de l’été et se font un gueuleton de saules et de bouleaux nains. Malgré leur allure de bisons pelucheux dopés aux hormones de croissance, ils sont en fait plus proches de la chèvre et du mouflon que de la vache et du taureau. En tout cas, ce sont des teigneux, des coriaces, les seuls herbivores à défier l’hiver arctique. 

Kangirsuk. Nunavik.

Retrouvez le portfolio de l’expo dans AR N°71, disponible en kiosque et sur notre boutique.

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Écrit par
Sandrine Mercier
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