Au pays merveilleux du val d’Anniviers – Suisse / Valais

 

Le Val d’Anniviers s’élève depuis la vallée du Rhône jusqu’aux cimes enneigées des Alpes. Un val sans égal pour goûter à l’ivresse des montagnes sans mépriser celle des tonneaux. Cela serait mal vu.

 

Sachez-le : il y a le Haut et le Bas-Valais. Entre les deux, il y a le Val d’Anniviers. Qu’il soit du haut ou du bas, quand il téléphone, un Valaisan ne peut s’empêcher de demander à son interlocuteur, assez dingue pour ne pas habiter comme lui dans le Valais : « Quel temps il fait chez toi ? » Et d’enchaîner : « Ah, ben chez nous, il fait beau ! » Sous-entendu : comme d’habitude. En tout cas, ce n’est pas les raisins joufflus qui se pavanent au soleil qui diront le contraire. Pas étonnant qu’autour de Sierre, dans cette vallée du Rhône dominée par les Alpes, on compte 100 viticulteurs et 600 crus. Difficile de ne pas céder à la tentation de boire un petit coup au moment d’accompagner la sacro-sainte raclette dont beaucoup d’habitants confessent être accros. Des cas désespérés de dépendance ont été relevés, mais passons sur les ravages causés par le fromage, prenons de l’altitude, grimpons jusqu’aux villages de Saint-Luc et Grimentz en prenant notre temps, car il fait chaud. Par ici quand le thermomètre s’affole, on dit : « Quelle cuite ! » Ça ne s’invente pas. Les chalets de mélèzes, noirs comme des corbeaux, exhibent sur leur façade de pimpants géraniums. Sur certains, on peut apercevoir un orifice percé dans le bois. Ce trou permettait autrefois aux âmes des défunts de quitter la maison. Juchés sur des pilotis dans le but de se protéger des rongeurs, on reconnaît les raccards ou granges à blé. Ah, ça ! Il n’y a pas de Val d’Anniviers sans raccards, comme il n’y a pas de Val d’Anniviers sans vaches d’Hérens. De belles bêtes qui aiment à se mettre des peignées dans les alpages. Quand elles ne se battent pas, elles profitent de la vue sur la Couronne Impériale, une chaîne de montagnes comprenant le Weisshorn, le Bishorn, le Zinalrothorn, l’Obergabelhorn, le Cervin et la Dent Blanche, tous sommets de plus de 4000 m. Du bon vin, des beaux villages, du fromage à raclette, des vaches susceptibles et des pics altiers, cinq bonnes raisons d’aller dans la Val d’Anniviers. 

 

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Écrit par
Michel Fonovich
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