Après cinq ans de silence, Antibalas revient avec un album profondément spirituel et engagé. Entre influences musicales et pratiques martiales, il dessine un monde où l’imaginaire devient résistance. Entretien avec un musicien habité, pour qui l’art doit plus que jamais ouvrir des chemins d’éveil.
Ce nouvel album est particulièrement imaginatif. Est-ce dû aux 5 années de silence qu’il achève ?
En partie, oui. Et aussi à ma propension à toujours repousser les limites et à m’inspirer d’autres disciplines, comme les arts martiaux. En tant que sifu («maître » en mandarin), je les enseigne depuis des années. Ils nous apprennent à nous exprimer sincèrement, sans inhibition.
Le titre est surprenant ! Y a-t-il vraiment un endroit « où les dieux sont en paix » ?
Nous devons être le changement que nous recherchons. Nous vivons dans des temps extrêmes qui nécessitent des solutions extrêmes, qui doivent venir de nous. Ce que nous ne rêvons pas ne s’accomplira jamais. Nos chansons doivent évoquer les problèmes sociaux et, en même temps, procurer une nouvelle forme d’évasion. Un endroit où nous aurions finalement surmonté nos conflits, où la vie serait basée sur les ressources partagées de la terre, où nous mettrions fin au cycle de la vengeance pour aimer d’un amour inconditionnel, voilà un endroit où « les dieux seraient en paix ». (…)
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