Parlez-vous lituanien ? J’en doute. Alina Orlova, oui. Et elle chante aussi dans cette langue.
Quoi de plus normal puisqu’elle vient de Visaginas, petite ville aux confins du pays, tout près de la Biélorussie. Et quoi de plus original pour nos oreilles assiégées en continu par l’anglais. Quoi de plus spécial que cette jeune artiste de 22 ans qui s’est lancée sérieusement dans la musique à 17 ans pour l’immédiateté des sentiments qu’elle procure, et pour cela a délaissé la peinture. Dans cet album dont le titre signifie « chien sauvage errant », elle écrit, chante et s’accompagne au piano avec le charme d’une poupée jouant d’une boite à musique.
Les morceaux sont courts – pas plus de 3 minutes – mais vont à l’essentiel. Sa musique, qui emprunte au folklore russe autant qu’à la pop anglaise, prend des formes de comptines pour les grandes personnes, ou en passe de le devenir. Le mélange est subtil avec un petit goût acidulé de bonbon à la rose avec des épines.
L’orchestration intimiste – cordes, accordéon, tuba, glockenspiel – met en valeur des mélodies lyriques et délicates, qu’une électro subtile vient enrichir. La voix claire, faussement juvénile, touche par sa capacité à scander, crier ou susurrer, en lituanien, en russe ou en anglais, des histoires à tiroirs d’adolescente affranchie.
Label de Alina Orlova : Fargo
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