Retrouvez un grand entretien avec Ismaël Khelifa Ruiz le AR75 avec en couverture l’Isère et ne ratez pas son émission Échappées Belles, Ouganda, une aventure inoubliable.
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Ismaël Khelifa, l’un des animateurs d’Échappées belles sur France 5, n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il voyage. Au bout du monde comme dans la campagne française, il se nourrit de rencontres intenses et de la beauté de la nature.
Ismaël Khelifa, l’un des animateurs d’Échappées belles sur France 5 n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il voyage. Au bout du monde comme dans la campagne française, il se nourrit de rencontres intenses et de la beauté de la nature.
Déjà 7 ans que tu présentes Échappées belles, tu le vis comment ?
Cette expérience de vie est quand même exceptionnelle. Je passe mon temps à être là où bat le pouls du monde et de la France aussi. La magie de la télé c’est que tu crées un lien très puissant avec des gens qui se confient très vite. Dans la même année, je rencontre des agriculteurs en France, des bikers trumpistes sur la Route 66, une femme qui sauve des gorilles… Et je mets des noms sur ces gens. Ce n’est plus juste un fait d’actualité, ça devient des personnes. Moi, si je pouvais, je rencontrerais les 7 milliards d’êtres humains !
Quelle est ta vision du voyage ?
J’ai du mal avec la façon dont on parle de voyage aujourd’hui, le côté très beau image des réseaux sociaux. Les gens qui font de la van life avec des corps d’athlète et des marques éco-responsables sur le dos, ce n’est pas mon truc. J’aime quand il y a des aspérités, j’aime quand il y a du vrai, j’aime voir le sens qu’il y a derrière l’image.
As-tu un souvenir marquant d’une rencontre ?
Mon dernier tournage sans hésitation. Vraiment exceptionnel. Je suis allé en Ouganda ou j’ai rencontré Gladys Kalema-Zikuzoka, une vétérinaire qui s’occupe de sauver les gorilles des montagnes. On parle toujours de Jane Goodall et Diane Fossey, mais elle, elle est passée sous des radars alors que c’est une sacrée héroïne. Elle développe notamment un projet global qui en assurant des revenus aux populations locales les dissuade de braconner. Petite anecdote : alors qu’on collectait des excréments de gorille pour faire des analyses, une femelle postée sur une branche m’a pissé dessus. C’est filmé ! Je m’en souviendrai toute ma vie.
La préservation de la planète est un sujet important pour toi
D’abord, j’assume pleinement le paradoxe qui est le mien : j’ai un bilan carbone désastreux, cependant je m’engage en faveur de la protection de l’environnement. Je me suis demandé comment devenir acteur et faire aussi ma part. Avec ma femme Alice Gastine, on a créé For My Planet, une association dont le but est de donner aux jeunes le pouvoir d’agir à leur niveau contre les crises de leur époque et d’améliorer la vie autour d’eux. Ils peuvent récolter des sacs de couchage pour des SDF, construire un potager bio dans leur collège, nettoyer des espaces naturels… Ainsi, ils se rendent compte que l’action est le meilleur remède contre l’anxiété.

Ensuite, ils vont raconter leur expérience partout où ils sont invités, dans des écoles, des entreprises, des festivals… En huit ans, les 2 000 jeunes qui sont passés par notre asso ont réalisé qu’ils avaient du potentiel et leur vie en a été bouleversée.
Écoutez le podcast pour découvrir l’entretien intégral.
