Coucou, la Forêt-Noire, on arrive ! La Forêt-Noire, c ‘est la région qui attire le plus les Français en Allemagne. Peut-être que le gâteau chocolat et cerises avec la crème chantilly dessus n’y est pas pour rien. Ou alors, la proximité. C ‘est pas loin le bas de Wurtenberg, juste derrière la frontière. Karlsruhe, en train depuis Paris, c’est 2h30 et Fribourg à seulement 80 km de Strasbourg. Bref, ce sont nos proches voisins et pourtant on est bien dépaysé.
Je suis Sandrine Mercier, rédactrice en chef de AR magazine et dans le numéro 73 actuellement en vente, on t ’emmène dans les villes de la Forêt-Noire, Karlsruhe, Rastatt et Fribourg. Dans ce podcast carnet de route, on suit nos reporters, Jérémy Suiker, appareil photo autour du cou et Michel Fonovich, téléphone en main qui prend des notes.
Michel : On aime bien Fribourg. Une ville où on a envie de s’installer, comme ça, brutalement.
On commence par Fribourg-en-Brisgau, la ville la plus écolo, à ne pas confondre avec Fribourg en Suisse. La légende dit qu’ici, on peut y trouver l ‘amour en trempant les pieds dans les Bächle. Ce sont ces petites rigoles qui traversent la vieille ville et c’est là qu ‘on retrouve nos reporters heureux Michel et Jérémy.
Jeremy : J’ai les pieds dans le caniveau Michel. C’est frais ça fait du bien après une journée de marche qui a commencé quand même assez tôt en pleine Forêt-Noire, c ‘est vraiment une petite ville qu ‘on découvre, c ‘est une belle découverte et effectivement, elle a la particularité d’avoir des petits canaux creusés à même le trottoir qu ‘on appellerait des canivaux en France mais qu ‘eux appellent, je ne sais plus comment, de leur douce langue allemande. De là où nous sommes assis, on peut désormais dire qu ‘on est à hauteur de Birkenstock.
Michel : Ouais, toute la gamme passe devant nous et finalement c ‘est assez varié, assez joyeux.
Jeremy : L ‘idée étant de venir se poser, c ‘est un point de ralliement, je sais pas si tu l’as remarqué toi aussi, mais on se pose qu’il y ait de l ‘eau ou non. Ils viennent pour l’apéro, ils viennent pour discuter, ils mangent une glace, c’est multi-générationnels, c’est pas mal, c’est l’Allemagne qu’on aime, qui est douce, qui est fraîche justement en ce temps de canicule, tel qu’on les connaît en France, donc ils ne sont pas à plaindre.
15 km de rigole qui parcourent la ville, voilà le secret de Fribourg, et c’est unique. Alors on continue de parler les pieds dans l’eau avec Julia, notre guide !
Michel : Mais c’est quoi un Bächle ? Tu peux décrire le Bächle ?
Julia : Bächle, c’est un petit petit ruisseau. Bach, c’est le mot allemand. Mais Bächle, c’est le mot régional. Alors Bächle, ça veut dire petit petit ruisseau. On a construit les Bächle pour lutter contre les incendies. C’est une ville médiévale, beaucoup de maisons sont bâties en bois. Et c ‘est pour ça qu’un incendie peut se développer très vite. Quand on regarde les différents siècles, il y a presque partout des incendies, mais jamais à Freiburg grâce des Bächle. Au Moyen-Âge, chaque maison devait avoir un saut et on devait prendre l’eau directement et la jeter sur l’incendie. Et c ‘est pour ça que Fribourg n’a jamais d’incendie. Et donc on voit plusieurs Bächle dans certaines rues du centre-ville et là, en été, quand il fait chaud, les gens ont un usage particulier des Bächle. Ils adorent se rafraîchir et adorent rafraîchir leurs boissons, leurs vins, leurs bières dans les ruisseaux, dans l’eau assez fraîche. Et les enfants, ils jouent avec des bateaux en bois, c’est très mignon, c’est très charmant. Ça, c’est le caractère de Freiburg. Et il y a quatre vendredis, au printemps/en été, où on organise un picnic, ici dans les Bächle. On peut d’abord organiser son panier avec des bières, vins, ce qu’on veut manger et on peut prendre son panier et le tourner et c ‘est comme une table autour des Bächle et c’est très charmant, c’est un grand pique-nique autour de la ville et très populaire.
Michel : Mais les gens aussi trempent leurs pieds tout simplement dans les Bächle ?
Julia : Oui, quelques fois et c’est pour ça que la légende dit qu’on doit se marier avec un fribourgeois.
Julia : Sans ou avec les oignons ?
Michel : Avec les oignons.
Moutarde ?
Michel : Ah oui, moutarde, bien sûr. Donc ici ça fait partie des meilleurs, pourquoi tu viens ici en particulier ?
Julia : Parce que c’est l’un des plus vieux étaux du lange rote. Et oui, la qualité est très très bonne ici et tu vois que les oignons sont très grands comparé aux autres, c’est très fin et ça c’est l’un des plus vieux étaux pour le lange rote.
Fribourg c’est vraiment une ville de bons vivants et en plus c’est la plus ensoleillée d’Allemagne, la plus chaude. De là, il est très facile d’aller faire du vélo ou des promenades dans la haute Forêt-Noire avec des lacs comme le Titisee, de jolies petits villages pittoresques, des cascades. Il y a même une passerelle suspendue de 450 mètres au-dessus d’une cascade. Il y a des randos magnifiques et c’est là qu’on trouve le Feldberg, le plus haut sommet de la région à presque 1500 mètres.
Écoutez le podcast pour la suite de l’entretien.
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