Week-end à Bruxelles : 5 adresses incontournables

Balade à Bruxelles entre Art nouveau, art abstrait, surréalisme et art 2.0 sans omettre, bien sûr, l’art culinaire, car il serait dommage de ne pas gueuletonner dans cette capitale gourmande. 

1. Art nouveau fait maisonMaison Hannon

Chef-d’œuvre de l’Art nouveau, cet hôtel particulier a été conçu par l’architecte Jules Brunfaut pour répondre aux désirs d’Édouard Hannon et Marie Debard, qui, c’est heureux, disposaient d’une fortune permettant de ne pas rogner sur les dépenses. Ici, tout flatte l’œil : la cage d’escalier monumentale comme drapée dans une fresque, les mosaïques enchanteresses, les vitraux dorés, les boiseries exquises, les ferronneries graciles… Et dire que ce sublime nid d’amour a failli être démoli au milieu des années 60. Rénové en 2022, il a ouvert en 2023.

2. IconoclasteMima

© hiddenraven

C’est à Molenbeek, dans le bâtiment de l’ancienne brasserie Belle-Vue situé le long du canal que le Millennium Iconoclast Museum of Art rend honneur à des artistes en prise avec un monde en mutation et qui ne sont pas forcément reconnus par les grandes institutions. Place à un art actuel, vivant et alternatif ! Place à un art iconoclaste qui ne craint pas de mettre les pieds dans le plat pays !

3. Vraiment surréaliste Musée Magritte & Musée d’Art Abstrait

© Luc Schrobiltgen

Aux 135 et 137 de la rue Esseghem à Jette, deux musées n’en font qu’un. On entre au 137 où sur trois niveaux se déploie une collection d’art abstrait rassemblée par André Garitte. Pas de Magritte ici, mais rappelons que le peintre fut dans sa jeunesse, un pionnier de l’art abstrait. Au deuxième étage, une porte communique avec le musée Magritte où sont exposés 27 Magritte. Ah, non ! Ceux-ci ne sont pas des Magritte, mais des copies de Magritte, les originaux ayant été détruits. Qu’importe finalement, car on découvre l’appartement où vécurent Réné et Georgette Magritte durant 24 ans.

Un simple rez-de-chaussée dont la salle à manger avare en lumière naturelle servait aussi d’atelier. Cela n’a pas empêché le peintre d’y réaliser 800 œuvres. On sort au 135 pour entrer à nouveau au 137 récupérer nos affaires. L’occasion de lire ou de relire sur un mur une citation d’André Garitte : « Avant de plonger après une vie lucide (…) dans un néant éternel : Quel est ton message ? Quelle est ta contribution créative ? Comment échappes-tu au fait que ta vie va se réduire assez vite à un rien ? » Magritte, lui, aurait su quoi répondre.

4. Se taper la clocheKlok

Florent Ladeyn, le fameux chef des Hauts-de-France (Auberge du Vert Mont* à Boeschepe [AR No62], Bierbuik et Bloemeke à Lille) a passé la frontière pour s’installer aussi au rez-de-chaussée de l’hôtel de la Grande Cloche en plein centre de Bruxelles. Partisan d’une cuisine ultra-locavore, il n’a pas son pareil pour magnifier un cèleri ou un navet, légumes qui d’ordinaire font profil bas sur les cartes. Une expérience intense.

Menu surprise à 5 ou 6 services + mise en bouche (60 et 75 €) ou snacks et assiettes à partager (entre 6 et 22 €).

5. J’aime JamHôtel Jam

Une ancienne école d’art ressuscite sous la forme d’un hôtel au style à la fois soigné et brut. Murs de briques et de béton bombent le torse. Sur le toit, une piscine invite à la trempette en toute décontraction. Comprenez : on n’est pas là pour aligner les longueurs, mais pour prendre du bon temps. Au rez-de-chaussée, le restaurant Kaiju joue avec des saveurs asiatiques.

Ch. double à partir de 84 €.

Pratique 

Y aller. En train. Paris – Bruxelles : 18 trains par jour (1h27).

BD. À Bruxelles où les magasins de BD sont légion, celui-ci, dédié à l’occasion, est une véritable caverne d’Ali Baba. Forbidden zone, chaussée de Waterloo 205. Saint-Gilles. 

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Écrit par
Albert Zadar
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