OBJECTIF TERRE – Les couleurs de la Terre (Interview Thierry Barbier)

 

Depuis plus de douze ans, Thierry Barbier survole la planète à bord d’un ULM. À son compteur, déjà 84 pays. Dans le cadre de son projet « Couleurs de la Terre », il ramène des photos époustouflantes. Cet été il relie le Québec à la France. Et vous savez quoi ? Il embarque des passagers motivés.

 

 

Qu’est-ce qui vous pousse à survoler le monde en ULM ?

Enfant, je rêvais de parcourir le monde, piloter c’était aussi un rêve. Depuis dix ans, j’associe les deux sans me lasser.

 

Des vols mémorables?

Je pourrais en trouver chaque jour parce que souvent dans les airs j’ai des bouffées d’émotion qui me mettent les larmes aux yeux. Il y a eu le franchissement des Andes à 5000 mètres d’altitude et très près du relief grâce à mon expérience du deltaplane sur lequel on vole sans moteur, le Salar d’Uyuni le plus grand désert de sel du monde. Mais je voudrais parler aussi de l’Afrique : atterrir chez les Himba en Namibie, survoler les contreforts du Kilimandjaro, atterrir chez les Massaï, découvrir le Sahara. Quels merveilleux souvenirs ! L’Europe aussi quand je suis monté jusqu’au Cap Nord. La Norvège est de toute beauté, la Finlande également avec des forêts à perte de vue, d’immenses zones sauvages où il y a très peu de gens.

 

Les plus de l’ULM ?

On peut faire varier la hauteur, aller très près des animaux, des gens, leur dire bonjour, et monter très haut pour avoir une vision globale du pays. En l’air, on ne suit pas les voies de pénétration de la civilisation et on s’aperçoit que finalement l’Homme n’est pas partout; ça fait du bien. Pour être classé ULM, il faut pouvoir voler à moins de 65 km/h. Le mien est rustique et ressemble à un petit avion. Je peux voler fenêtre ouverte comme dans une 2CV pour faire de la photo et de la vidéo. On voit bien la terre qu’en s’en détachant. (…) 

 

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Écrit par
Sandrine Mercier
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